Le Parti socialiste (PS) avance d'un pas dans l'épais brouillard qui entoure la désignation de son candidat à l'élection présidentielle. Toujours englué dans ses divisions, le parti a décidé, lors d'un conseil national, de soumettre deux options stratégiques à ses militants lors d'un vote prévu le 9 juillet 2026. L'une ouvre la voie à une primaire de la gauche non-mélenchoniste, l'autre à un soutien à la candidature de Raphaël Glucksmann. Mais rien n'est jamais simple au sein du parti à la rose.
Le plan Faure : une primaire ouverte
La première option est défendue par le premier secrétaire Olivier Faure. Elle propose une primaire sociale-démocrate ouverte aux sympathisants, moyennant une participation de 2 euros. De nombreuses questions restent en suspens, notamment la date, qui serait comprise entre septembre et novembre 2026, selon des sources internes. Cette option vise à rassembler toute la gauche non-mélenchoniste, en incluant des figures comme l'ancien président François Hollande ou la maire de Paris Anne Hidalgo, mais aussi des écologistes et des radicaux.
L'option Glucksmann : un soutien direct
La seconde option, portée par l'aile droite du parti, propose un soutien direct à la candidature de Raphaël Glucksmann, député européen et figure de Place Publique. Glucksmann, qui a déjà recueilli des soutiens au sein du PS, incarnerait une ligne sociale-démocrate plus ferme sur les questions de sécurité et de laïcité. Selon un cadre socialiste proche du dossier, cette option permettrait d'éviter une primaire coûteuse et de gagner du temps, mais elle risque de diviser davantage le parti.
Les enjeux du vote du 9 juillet
Les militants socialistes devront trancher entre ces deux voies. Le vote s'annonce serré, chaque camp mobilisant ses troupes. Selon un sondage interne réalisé en juin, 47 % des sympathisants socialistes se disent favorables à une primaire ouverte, tandis que 41 % préfèrent un soutien à Glucksmann. Le reste est indécis. Le résultat déterminera la stratégie du PS pour la présidentielle de 2027, alors que le parti cherche à retrouver une crédibilité après des scores en baisse.
Quelle que soit l'option choisie, le PS devra faire face à des défis majeurs : concurrence de La France insoumise, montée de l'extrême droite, et nécessité de rassembler une gauche fragmentée. Comme le résume un analyste politique, « le PS joue son avenir sur ce vote : entre l'unité et la clarification, le chemin est étroit ».



