Benoît Mathieu, 27 ans, candidat "citoyen" à l'élection présidentielle de 2027, parcourt la France à vélo depuis le 30 mars 2026 pour obtenir les 500 parrainages de maires nécessaires. À contre-courant des codes politiques traditionnels, il refuse de créer un parti, qu'il juge responsable du verrouillage du système.
Un périple de 3 459 kilomètres en autonomie
Parti de Chauffailles en Saône-et-Loire, Benoît Mathieu a parcouru 3 459 kilomètres en 107 jours, à raison d'une trentaine de kilomètres par jour. Il voyage avec une tente et un réchaud, en totale autonomie. "Hier j'ai bivouaqué au lac de Charpal, sinon il m'arrive de dormir chez les gens et parfois de partager un repas avec eux", raconte-t-il. De passage à Mende le 8 juillet 2026, il a prévu de rencontrer trois maires de Lozère, notamment ceux d'Esclanèdes, Banassac-Canilhac et La Canourgue.
Une trentaine de promesses de parrainages
Pour l'instant, Benoît Mathieu a recueilli une trentaine de promesses de parrainages, principalement auprès de maires sans étiquette. "Le but n'est pas d'aller chercher dans des électorats déjà positionnés mais plutôt de récupérer les gens qui ne se retrouvent ni à gauche ni à droite", explique-t-il. Plusieurs maires ont été enthousiastes face à son projet.
Un projet de démocratie directe
Diplômé en ingénierie agroalimentaire, Benoît Mathieu estime que "la structure pyramidale des partis politiques impose une hiérarchie qui empoisonne le débat public, cela compromet l'émergence de nouvelles idées". Sa candidature vise à placer la démocratie directe et délibérative au cœur de son projet. Il propose de multiplier les conventions citoyennes sur divers sujets, car "les citoyens sont plus proches du terrain et n'ont pas d'enjeu de pouvoir". Ces conventions, bien que non contraignantes, pourraient être soumises à référendum par le président.
Vers une nouvelle Constitution
Son programme, encore en chantier, repose sur l'instauration d'un référendum d'initiative citoyenne (RIC), héritier de la Révolution française, pour passer d'une démocratie représentative à une démocratie directe. Il propose également la rédaction d'une nouvelle Constitution par une assemblée constituante de 500 citoyens tirés au sort, représentatifs de la population, puis soumise à référendum plutôt qu'au Parlement. "Les citoyens sont capables de devenir acteurs de leur destin, de faire par eux-mêmes et de prendre les bonnes décisions grâce à l'accompagnement d'experts", conclut-il.



