Mobilisation devant le lycée Goscinny de Drap
Lundi 1er juin 2026, dès 7 h 30, une cinquantaine d'enseignants, d'élèves, de parents d'élèves et d'élus locaux se sont rassemblés devant le lycée Goscinny de Drap, dans l'arrière-pays de Nice. Ils protestent contre une situation qu'ils jugent préoccupante : un manque d'encadrement chronique au sein de l'établissement.
Des effectifs insuffisants selon les manifestants
Selon les protestataires, le lycée ne dispose que d'un seul conseiller principal d'éducation (CPE), actuellement en arrêt maladie depuis un mois, et de cinq assistants d'éducation (AED) qui se relaient tout au long de l'année. Julie Bagge, enseignante et membre du syndicat Snes-FSU, est à l'initiative de cette action. Elle déclare : « Nous accueillons 900 élèves et ce manque d'encadrants représente un risque pour leur sécurité. » Elle souligne également que le lycée est « excentré » et que les élèves y passent la majeure partie de leur temps.
Des demandes restées sans réponse
Le rassemblement visait à interpeller le rectorat sur le besoin urgent de personnel supplémentaire. Julie Bagge affirme que les précédentes demandes de renforts sont restées sans suite. « Nous avons besoin de personnel supplémentaire », insiste-t-elle.
La réponse du rectorat
De son côté, le rectorat assure qu'« il n'existe pas de poste vacant de CPE au lycée Goscinny de Drap ». Il précise que le titulaire du poste a été placé en arrêt maladie à deux reprises pour des périodes de courte durée et que son arrêt actuel doit prendre fin prochainement. Les services académiques suivent la situation avec attention et resteront vigilants en cas de prolongation. Concernant les moyens en CPE et AED, le rectorat indique qu'il sera particulièrement attentif aux besoins de l'établissement dans le cadre de la préparation de la rentrée scolaire 2026. « Comme chaque année, les moyens alloués aux établissements feront l'objet d'un examen approfondi afin de répondre au mieux aux besoins constatés sur le terrain », ajoute-t-il, tout en réaffirmant sa mobilisation pour garantir la continuité du service public d'éducation.



