Primaire PS-Place publique : modalités, dates, candidats
Primaire PS-Place publique : modalités, dates, candidats

La primaire de la gauche socialiste et démocratique, organisée par le Parti socialiste et Place publique, se déroulera en deux tours les 9 et 10 octobre, puis les 16 et 17 octobre 2026. Le scrutin, réservé aux militants des deux partis et aux nouveaux adhérents, nécessitera une cotisation de 15 euros, avec un tarif social de 10 euros pour les étudiants, les personnes sans emploi ou à faibles revenus.

Un accord ratifié après des négociations serrées

L'accord sur les modalités de la primaire a été ratifié mardi 25 août par le Conseil national du PS, avec 159 voix pour, 32 contre et 21 abstentions. L'Assemblée politique nationale de Place publique, le parti de Raphaël Glucksmann, l'a ratifié à l'unanimité. Les votes contre et les abstentions au sein du Conseil national du PS étaient liés au tarif de 15 euros, jugé trop élevé par le courant d'Olivier Faure, ainsi que par Philippe Brun et Ségolène Royal.

« Les conditions sont posées, maintenant, on arrête de négocier les virgules de chaque texte et on y va. J’en appelle à tous ceux qui se plaignent à juste titre de l’état de la gauche : venez la changer avec nous ! », a lancé Raphaël Glucksmann dans les colonnes du « Monde », ce mercredi 26 août. Le coprésident de Place publique a également déclaré : « Je veux qu’il y ait des dizaines de milliers de Français qui adhèrent et participent à la primaire et à la campagne ».

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Qui sont les candidats déclarés ?

Les candidats à la primaire devront se déclarer entre le 1er et le 15 septembre. À ce stade, quatre candidats ont déjà annoncé leur participation : Raphaël Glucksmann et trois socialistes, les députés Philippe Brun et Jérôme Guedj, ainsi que l’ex-candidate à la présidentielle Ségolène Royal. Le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, n’a pas encore fait acte de candidature.

Pour se présenter, les socialistes doivent obtenir les parrainages de quinze membres du conseil national, ou de dix parlementaires, ou de cinquante conseillers régionaux ou départementaux répartis sur huit départements et trois régions, ou de cinquante maires répartis sur trois régions. Les parrains devront être des élus militants du PS à jour de leurs cotisations. Le petit parti Gauche républicaine et socialiste (GRS), du député Emmanuel Maurel, pourrait également se joindre à la primaire.

Qui pourra voter et comment ?

Le scrutin sera réservé aux militants socialistes et de Place publique « à jour de cotisation », ainsi qu’aux personnes qui adhéreront à un des deux partis ou auront cotisé à « un pôle social-démocrate », structure tierce créée pour ceux qui ne souhaitent pas adhérer à un parti. Cette structure s’appellera « Association de financement de la désignation de la candidature de la gauche socialiste et démocratique ».

Les électeurs devront s’acquitter d’une cotisation de 15 euros, avec un tarif social à 10 euros « arraché » par le courant d’Olivier Faure, précise la direction du PS. Ce tarif social est prévu, selon « l’Opinion », pour les étudiants, les personnes sans emploi ou aux revenus trop faibles, sur attestation sur l’honneur. Les électeurs ne pourront pas adhérer ou cotiser le jour du vote ; il faudra l’avoir fait au plus tard 3 jours avant le premier ou le second tour.

Le vote pour désigner celui qui représentera l’arc social-démocrate à l’élection présidentielle des 18 avril et 2 mai sera un scrutin électronique uninominal, sans procuration possible, indique « l’Opinion ». Le scrutin se déroulera en ligne : chaque électeur recevra un identifiant personnel et un mot de passe, transmis séparément par courriel, et devra renseigner son numéro d’adhérent pour accéder à l’espace de vote. Des « points de vote physiques équipés d’une tablette » pourront être installés par les fédérations ou sections PS pour accompagner les militants dans le vote électronique, dans un isoloir.

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La charte des valeurs et les engagements des candidats

La direction du PS a obtenu que la charte des valeurs que devront signer tous les candidats ne comporte pas la mention qu’« il n’y aura pas d’accord avec LFI aux législatives », contrairement à ce que souhaitait Raphaël Glucksmann. « Cela n’avait pas sa place dans ce genre de charte », explique un socialiste. Glucksmann, officiellement candidat depuis dimanche, a promis d’en faire un des sujets du débat public.

Les candidats doivent par ailleurs s’engager, à travers cette charte, « à proposer le rassemblement à tous les partis de la gauche démocratique, écologique et républicaine afin de construire ensemble un programme commun, un accord législatif et un contrat de gouvernement », a précisé le PS dans un communiqué. Ce dispositif ouvre la voie à la désignation d’un candidat commun pour l’élection présidentielle de 2027.