Dans un entretien au Monde, le politiste Pierre Lefébure met en garde contre le suractivisme des candidats à l'élection présidentielle. Selon lui, cette stratégie comporte des risques importants : tout ce qu'un candidat dit peut lui être renvoyé au visage plus tard.
Les dangers de la surexposition médiatique
Pierre Lefébure explique que les candidats qui cherchent à occuper tout l'espace médiatique s'exposent à des retours de flamme. « Le suractivisme d'un candidat à la présidentielle est risqué. Tout ce qu'il dit peut lui être renvoyé au visage plus tard », déclare-t-il. Cette stratégie peut sembler payante à court terme, mais elle fragilise le candidat sur la durée.
Un phénomène amplifié par les réseaux sociaux
Le politiste souligne que les réseaux sociaux aggravent ce phénomène. Chaque déclaration est immédiatement archivée, commentée et peut être ressortie des années après. « Aujourd'hui, tout est tracé. Une parole maladroite peut devenir un boulet pour un candidat », ajoute-t-il.
L'équilibre entre présence et discrétion
Pour Pierre Lefébure, la clé est de trouver le bon équilibre entre présence médiatique et discrétion. « Un candidat doit savoir quand parler et quand se taire. Trop d'exposition tue le message », prévient-il. Il cite l'exemple de certains candidats qui ont payé cher leur surexposition lors des précédentes élections.
Les leçons du passé
En analysant les campagnes précédentes, Lefébure note que les candidats les plus actifs médiatiquement ne sont pas forcément ceux qui remportent l'élection. « Il y a une forme de lassitude de l'électeur face à un candidat omniprésent. Parfois, la rareté crée de la valeur », observe-t-il.



