La sénatrice Les Républicains sortante Patricia Demas officialise sa candidature aux élections sénatoriales du 27 septembre 2026 dans les Alpes-Maritimes. Elle occupera la troisième place sur la liste menée par Alexandra Borchio-Fontimp, également investie par le parti.
Un appel au rassemblement
« Ce qui m’a motivée, clairement, c’est l’appel au rassemblement d’Alexandra Borchio-Fontimp. C’est la seule à avoir fait cet appel aux élus du département », déclare Patricia Demas, 59 ans. En 2020, celle qui était alors maire de Gilette avait été élue en 5e position sur la liste conduite par Dominique Estrosi-Sassone.
« Alexandra m’a fait une proposition, que j’ai acceptée. J’ai travaillé avec elle durant ces six années. Je connais très bien sa force de travail, son implication au Sénat, tout comme sur le terrain. Et je connais aussi très bien sa bienveillance constante. Et ça, c’est essentiel », détaille-t-elle.
Une complémentarité territoriale
Patricia Demas souligne la complémentarité de la liste : « Alexandra Borchio-Fontimp est à Antibes, Jean-Marc Délia, numéro 2 de la liste, est du Pays Grassois, et moi, je suis sur l’Est du département. J’ai été maire de Gilette, j’y habite toujours, je suis impliquée et bien implantée sur le territoire de la vallée de l’Estéron. Nous sommes trois sénateurs sortants, complémentaires. Il y a donc une cohérence de territoire, il y a une expérience, il y a un esprit d’équipe, or moi je suis persuadée qu’il faut jouer collectif. »
Ancienne secrétaire de mairie devenue parlementaire, Patricia Demas a à cœur de représenter l’ensemble des communes à la Haute Assemblée, y compris les maires qui ne partagent pas sa couleur politique. Élue à la métropole Nice Côte d’Azur, elle a rejoint la majorité d’Éric Ciotti, président de l’UDR et allié au RN. « La métropole est un outil au service des collectivités. Adhérer à la majorité métropolitaine, ce n’est pas adhérer à un parti politique. C’est rejoindre la famille des maires, soutenir mes pairs, et représenter ma commune de Gilette », recadre-t-elle.
Réponse aux critiques de l'UDR
Patricia Demas préfère ignorer les piques de ses opposants, notamment d’Éric Ciotti, qui a désigné l’eurodéputé Laurent Castillo pour conduire la liste UDR. Sur ses réseaux sociaux, ce dernier coupait court aux nuances : « Aux grands électeurs, je dis que le changement ne se fera qu’avec cette liste. Les autres ne sont que les petits artisans de la macronie. »
« Ce que nous proposons, ce n’est pas rejoindre le monde de la Macronie », réplique Patricia Demas. « Je ne pense pas qu’au Sénat, nous soyons des représentants de la majorité présidentielle. En faisant partie de la majorité sénatoriale, nous portons une vraie proposition au service des territoires. On l’a prouvé par notre expérience et notre ancrage sur le terrain, avec humilité et à l’écoute des besoins. »
Un bilan législatif solide
Bien que sa liste ait remporté les élections municipales de mars 2026 à Gilette (où elle a laissé l’écharpe de maire à son second de liste, Jean-Claude Niel), l’élue reste « lucide » sur l’issue du scrutin sénatorial. Face à la concurrence de l’UDR et du RN qui pourraient rafler deux à trois sièges sur les cinq à pourvoir dans le département, les incertitudes restent fortes.
Pour convaincre les grands électeurs, Patricia Demas s’appuie sur sa méthode : traduire les urgences du terrain en lois nationales. D’abord investie à la commission de l’Aménagement du territoire, elle y a mené un combat majeur pour redonner du pouvoir aux maires face à la prolifération des antennes-relais, tout en travaillant sur la résilience des réseaux et la préservation de la forêt méditerranéenne.
Ayant ensuite rejoint la commission des Affaires sociales pour lutter contre la désertification médicale en milieu rural, elle a œuvré pour l’extension des compétences des infirmières et la revalorisation des soignants à domicile. Parmi ses autres victoires marquantes, la candidate affiche la loi sur l’« Erasmus de l’apprentissage », portée jusqu’au Parlement européen, ainsi que l’obtention récente du remboursement des soutiens-gorge compressifs après un cancer du sein.



