Mairie de Paris : les candidats s'affrontent sur les réseaux sociaux
Paris : la bataille des réseaux sociaux entre candidats

La campagne pour la mairie de Paris s'intensifie sur les réseaux sociaux. Selon une étude de l'agence Visibrain, les candidats ont publié plus de 15 000 messages sur Twitter, Facebook et Instagram en un mois. Les prétendants à l'Hôtel de Ville rivalisent d'ingéniosité pour capter l'attention des internautes.

Des stratégies de communication très différentes

Rachida Dati, candidate LR, mise sur des vidéos courtes et percutantes. Elle a notamment partagé une séquence de 30 secondes où elle interpelle les Parisiens sur la sécurité. « Les Parisiens en ont assez de l'insécurité, je veux une ville plus sûre », a-t-elle déclaré dans une publication.

De son côté, Anne Hidalgo, la maire sortante PS, privilégie les fils Twitter détaillés sur ses réalisations. Elle a publié un long thread sur la piétonnisation des quais de Seine, avec des photos avant-après. « Nous avons transformé Paris, et nous continuerons », a-t-elle écrit.

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L'importance des influenceurs et des relais

Les candidats ne se contentent pas de leurs propres comptes. Ils sollicitent des influenceurs et des personnalités pour relayer leurs messages. Cédric Villani, candidat LREM, a reçu le soutien de plusieurs youtubeurs scientifiques. « La science doit guider nos politiques », a-t-il affirmé lors d'un live avec un vulgarisateur.

Yannick Jadot, candidat EELV, a collaboré avec des comptes écologistes pour diffuser ses propositions sur le climat. « Paris doit être une ville pionnière de la transition écologique », a-t-il martelé dans une vidéo Instagram.

Des polémiques et des attaques en ligne

Les réseaux sociaux sont aussi le théâtre d'échanges vifs. Agnès Buzyn, candidate LREM, a été critiquée pour une publication jugée trop lisse. « On ne gagne pas une élection avec des slogans vides », a répondu un internaute.

De son côté, Danielle Simonnet, candidate de La France insoumise, a attaqué ses adversaires sur leur bilan. « Les promesses non tenues, ça suffit », a-t-elle tweeté en visant la majorité sortante. Les échanges se multiplient, chaque camp cherchant à déstabiliser l'autre.

L'étude de Visibrain révèle que les publications les plus partagées sont celles qui suscitent la controverse. Les messages sur la sécurité, la propreté et le logement génèrent le plus d'engagement. Les candidats adaptent donc leur discours en fonction des réactions des internautes.

Au final, la bataille des réseaux sociaux pourrait peser sur le scrutin. Les électeurs parisiens sont particulièrement connectés et sensibles aux arguments en ligne. Les candidats qui maîtrisent ces outils auront un avantage certain pour convaincre les indécis.

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