Débat des Municipales 2026 à Lunel : Aucune hausse d'impôts mais une rigueur financière annoncée
Municipales 2026 à Lunel : pas de hausse d'impôts, mais de l'ordre dans les finances

Débat des Municipales 2026 à Lunel : Priorité à la rigueur budgétaire sans hausse d'impôts

Ce jeudi soir, au domaine Coste Moynier à Entre-Vignes, environ 200 personnes ont assisté à un débat organisé par Midi Libre dans le cadre des élections municipales des 15 et 22 mars 2026. Les sept candidats déclarés étaient présents, à l'exception du maire sortant, qui a invoqué des obligations professionnelles. Animé par Olivier Marino, directeur de la rédaction, et Vincent Coste, reporter régional, cet échange de deux heures a principalement abordé la thématique cruciale du budget et de la fiscalité.

Les propositions des candidats pour une gestion financière responsable

Les candidats ont unanimement rejeté toute hausse d'impôts, tout en insistant sur la nécessité de remettre de l'ordre dans les finances municipales. Lise Florès, candidate de la gauche et écologie citoyenne sous l'étiquette "Lunel Collectif", a dénoncé les loyers et impôts déjà trop élevés. Elle propose de s'attaquer aux 750 logements vacants en mettant en place un allègement fiscal pour les locations à l'année et en taxant les logements inoccupés. Elle critique également ce qu'elle qualifie d'argent gaspillé dans des projets comme les arènes et le bétonnage du centre-ville.

Bruno Gagne, candidat de LFI "Union populaire pour Lunel", a souligné la nécessité de supprimer les dépenses de prestige sans compromettre la qualité des services publics. Il annonce une rénovation énergétique ambitieuse, une révision des contrats externalisés, et un réinvestissement des économies réalisées dans les écoles, les logements sociaux, et une régie publique.

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Stratégies pour l'attractivité et l'efficacité administrative

Stéphane Muscat, candidat d'"Envie de Lunel", promet une baisse symbolique des impôts pour améliorer l'attractivité de la ville, arguant que ceux-ci sont actuellement 50% supérieurs à la moyenne nationale. Il insiste sur une collaboration étroite avec l'Agglomération pour mutualiser les moyens et réaliser des économies, permettant ainsi de retrouver des marges d'investissement.

Thierry Razigade, candidat de "Vivons Lunel", s'inquiète de la baisse de l'autofinancement de la ville, passé de 4,7 millions d'euros à seulement 1 million d'euros. Il propose un audit financier pour identifier des solutions et maîtriser les charges, tout en investissant dans l'énergie solaire et une ville intelligente pour réduire les coûts en eau et électricité.

Anthony Belin, candidat du rassemblement des droites "Lunel, c'est vous", stigmatise ce qu'il décrit comme une bureaucratie inefficace. Il promet de geler les dépenses excessives, comme les cérémonies de vœux coûtant 90 000 euros, et de réduire le nombre de directeurs de services par quatre. Son objectif est de réinvestir dans la sécurité et le cadre de vie, en attirant une population qui contribuera à élargir l'assiette fiscale.

Audits et continuité dans la gestion

Stéphane Dalle, candidat de "Lunel au cœur" et ancien premier adjoint jusqu'en juillet 2025, annonce également un audit financier tout en assumant le bilan de l'équipe sortante. Ses pistes incluent une meilleure organisation des activités, l'absence de hausse d'impôts, et des investissements en collaboration avec l'Agglomération.

Paulette Gougeon, candidate de "Mon parti, c'est Lunel", bien que moins détaillée dans ses propositions, a réaffirmé l'importance d'une gestion transparente et efficace des ressources publiques.

Ce débat a mis en lumière un consensus sur la nécessité d'une rigueur budgétaire, tout en évitant toute augmentation de la pression fiscale sur les habitants de Lunel.

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