Marylise Léon a été réélue à la présidence de la CFDT avec 97% des suffrages exprimés lors du congrès de la centrale syndicale, qui s'est tenu à Marseille du 25 au 27 juin 2026. Elle entend désormais faire de son organisation un syndicat « offensif », capable de peser face au gouvernement.
Un score plébiscitaire
La secrétaire générale sortante a recueilli 97% des voix des délégués, un score qui témoigne de l'unité du syndicat derrière sa dirigeante. « Ce résultat est un signal fort, une marque de confiance », a-t-elle déclaré depuis la tribune du congrès. Marylise Léon, 52 ans, est la première femme à diriger la CFDT depuis sa création en 1919.
Une orientation offensive
Dans son discours de clôture, Marylise Léon a annoncé vouloir « passer à l'offensive » sur plusieurs dossiers, notamment la réforme des retraites, les salaires et les conditions de travail. « Nous ne sommes pas là pour subir, mais pour imposer nos revendications », a-t-elle insisté. La CFDT, premier syndicat français en termes d'audience (26% aux élections professionnelles), entend peser dans le débat public.
Les priorités du mandat
La réélue a fixé trois priorités pour son nouveau mandat de quatre ans : la défense du pouvoir d'achat, la transition écologique juste et la démocratie sociale. « Il faut que les travailleurs soient au cœur des décisions », a-t-elle souligné. Elle a également appelé à une « refondation du dialogue social » avec le gouvernement.
Un congrès sous tension
Le congrès de Marseille s'est déroulé dans un contexte social tendu, marqué par les mobilisations contre la réforme des retraites. Marylise Léon a critiqué la méthode du gouvernement, qu'elle juge « autoritaire ». « Le dialogue social ne peut pas être un monologue », a-t-elle lancé, appelant à une « nouvelle méthode ».
Réactions politiques
Plusieurs personnalités politiques ont salué la réélection de Marylise Léon. Le Premier ministre a déclaré « respecter le choix des syndicalistes », tandis que l'opposition de gauche y voit « un signal d'espoir pour les travailleurs ». La dirigeante syndicale a promis de « rester indépendante de tout parti ».



