Le maire de La Trinité, Ladislas Polski (MRC), a annoncé sur BFM Côte d'Azur qu'il soutiendra la sénatrice sortante Les Républicains (LR) Dominique Estrosi-Sassone lors des prochaines élections sénatoriales. Cette décision, rendue publique le 6 juillet 2026, a immédiatement provoqué des réactions contrastées au sein de la classe politique locale.
Un choix motivé par l'intérêt général
Ladislas Polski justifie son choix par une difficulté à se reconnaître dans les partis de gauche actuels. « Dans le paysage politique national, j'ai du mal actuellement à me reconnaître dans les partis politiques de gauche tels qu'ils s'expriment », a-t-il déclaré. Il estime que les élections sénatoriales doivent transcender les étiquettes partisanes pour se concentrer sur les actes. « Je n'oublie pas les sénateurs qui ont su soutenir La Trinité dans un certain nombre d'épreuves. Et je pense notamment à la sénatrice Dominique Estrosi-Sassone qui, même si elle n'appartient pas à la même sensibilité politique que la mienne, a su montrer par son travail, par son engagement, combien elle soutenait les communes au-delà des sensibilités politiques », a-t-il argumenté.
Le maire a précisé qu'il ne soutiendra pas son voisin de la Vallée du Paillon, le maire communiste de Contes Francis Tujague, avec qui il dit « travailler main dans la main » et pour qui il a « beaucoup d'estime ». Il a ajouté : « Au-delà des sensibilités politiques, parfois au-dessus de la droite et la gauche, il faut savoir chercher l'intérêt général. »
Le PCF 06 dénonce un « écran de fumée »
La réaction du Parti communiste français des Alpes-Maritimes (PCF 06) ne s'est pas fait attendre. Julien Picot, patron des communistes azuréens, a vivement critiqué ce ralliement. « Celui qui prétendait se situer 'au-dessus de la droite et de la gauche', au nom d'un prétendu universalisme républicain, vient de démontrer que cette posture n'était qu'un écran de fumée. Lorsqu'il a fallu choisir, il a choisi la droite. Plus précisément, il a choisi de soutenir la candidate du système Estrosi », a-t-il taclé. Il a prévenu que « désormais, Ladislas Polski devra assumer les conséquences de son choix » car « les électeurs de gauche ne sont pas dupes ».
L'opposition UDR-RN dénonce la « tambouille »
À droite et à l'extrême droite, la polémique a également été exploitée. Le député ciottiste et élu municipal Bernard Chaix a réagi sur son compte X en écrivant : « La tambouille politicienne a encore de beaux jours devant elle. » Isabelle Martello, élue UDR-RN d'opposition à La Trinité et candidate contre Ladislas Polski aux municipales, a résumé la situation : « Ses camarades d'ici et d'ailleurs se sentent trahis… »
Cette annonce intervient dans un contexte où les alliances politiques locales sont souvent mouvantes, et elle pourrait avoir des répercussions sur la composition future du Sénat.



