Maire d'Alès menacé de mort par la DZ Mafia refuse de céder
Maire d'Alès menacé par la DZ Mafia refuse de céder

Le maire d'Alès, Christophe Rivenq, a été la cible de menaces de mort de la part de la « DZ Mafia », avec une enveloppe contenant deux balles de calibre 9 mm déposée à son domicile jeudi 17 juillet 2026. L'édile Les Républicains a fermement refusé de céder à l'intimidation, affirmant sa détermination à poursuivre son combat contre le narcotrafic.

Des menaces explicites au domicile du maire

Les faits se sont déroulés vers 18 h 20 alors que Christophe Rivenq était en réunion à la mairie. Son épouse a découvert une enveloppe portant l'inscription : « Dis à tes putains de flics, t'as arrêté de nous casser les... », signée « DZ, nouvelle génération, CVN, la direction ». Le maire a immédiatement ordonné de ne pas toucher l'enveloppe et a alerté le commissaire, qui a dépêché une patrouille. À l'arrivée des forces de l'ordre, des prélèvements d'ADN et d'empreintes ont été effectués, révélant deux balles de 9 mm à l'intérieur.

Une enquête judiciaire ouverte

Le parquet d'Alès a ouvert une enquête pour menaces et violences sur un élu et outrage. La juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Marseille a repris le dossier. Le procureur de la République d'Alès, Abdelkrim Grini, a assuré que tous les moyens sont engagés pour identifier les auteurs. Le maire et son épouse ont porté plainte.

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Le maire refuse toute protection rapprochée

Malgré la gravité des menaces, Christophe Rivenq a refusé la mise en place d'une protection rapprochée, estimant qu'elle instaurerait un climat anxiogène. Il a déclaré : « Ce matin, je circulais à vélo dans les rues d'Alès pour honorer mes rendez-vous, sans aucune garde rapprochée. Le maire doit rester visible et accessible aux citoyens. » Il a reçu de nombreux témoignages de sympathie spontanée de la part des habitants.

Un large soutien politique

Le ministre de l'Intérieur, le préfet et le procureur ont fait preuve d'une réactivité remarquable. Le président de la République a tenté de joindre le maire, et son chef de cabinet a longuement échangé avec lui. Le président du Sénat Gérard Larcher, Bruno Retailleau, Aurélien Rousseau, Jean-Noël Barrot et la présidente de région Carole Delga ont exprimé leur soutien. Christophe Rivenq a souligné : « Au-delà des clivages partisans, j'ai constaté l'émergence d'un véritable bloc républicain. »

Des renforts de CRS déployés

Le ministère de l'Intérieur a annoncé le déploiement immédiat de CRS pour mener des opérations d'envergure à Alès. Le maire a déclaré : « L'objectif est d'envoyer un signal de fermeté absolue : nous ne reculerons pas devant les intimidations. » Il a ajouté : « Nous ne céderons pas un millimètre carré de notre territoire aux trafiquants. Si le maire recule, c'est la République qui capitule devant la force brutale. »

Un engagement indéfectible

Christophe Rivenq, 60 ans, a affirmé qu'il n'exerce pas ce mandat pour son intérêt personnel. « Céder à la menace et démissionner reviendrait à acter la victoire de la criminalité sur le droit. » Il considère que ces menaces prouvent l'efficacité de son action : « Je suis fier de constater que le narcotrafic souffre de notre action. Ce combat est un enjeu crucial de santé publique, d'économie locale et de préservation de l'avenir de notre territoire. »

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