Jeudi 16 juillet 2026, le DJ Bob Sinclar était l’invité de la plage Bocca Mar à Nice. À 57 ans, il reste très sollicité et programmé tout l’été sur la Côte d’Azur. Il jouera encore trois fois dans la région : le 13 août à Saint-Tropez (Lila), le 14 août à Cannes (Baôli) et le 22 août à Fréjus (SXpress Festival).
Une carrière marquée par la French Touch
Christophe Le Friant, alias Bob Sinclar, a connu le bouillonnement parisien de la scène underground et l’essor de la French Touch. Ses hits comme Love Generation, World Hold On ou Rock This Party (Everybody Dance Now) lui ont apporté une forte notoriété. « Si, il y a une trentaine d’années, on m’avait dit qu’à mon grand âge, en 2026, je serais encore là pour faire des interviews avec Nice-Matin, je n’y aurais pas cru », confie-t-il.
L’âge d’or de la musique électronique
Interrogé sur l’âge d’or de la musique électronique, Bob Sinclar répond : « Oui, j’ai eu la chance de vivre ces années-là. Au début des années 80, des jeunes dans leur chambre, avec très peu de moyens et dans des conditions extrêmes, souvent dans la pauvreté, ont réussi à extraire l’essence pure des machines. » Il situe cette période entre 1988 et 2013-2014. « Depuis Avicii avec Levels, je ne me souviens pas d’un énorme tube électronique. Maintenant, on entre dans une période de recyclage », ajoute-t-il.
L’évolution des shows et la technologie
Bob Sinclar évoque les changements dans ses sets : « J’étais vraiment un adepte du vinyle, j’ai vu arriver les CD d’un mauvais œil. Mais le son était déjà beaucoup plus puissant. » Aujourd’hui, avec les fichiers numériques, il peut créer ses propres édits et tester ses titres rapidement. Il regrette toutefois l’omniprésence des smartphones : « En 15 ans, Internet a permis de rendre les soirées et les DJ hype dans le monde entier. Sauf que le clubbeur, quand il filme, il casse l’esprit de fête. Il y a une rupture énergétique entre le DJ, la musique et son énergie corporelle. »
Ses influences et souvenirs sur la Côte d’Azur
Ses modèles incluent le rap américain (Gang Star, A Tribe Called Quest) et Daft Punk. Sur la Côte d’Azur, il salue le travail de Jean-Roch : « Il a vraiment fait exploser cette scène-là au milieu des années 1990 et il a continué partout. Il m’a soutenu depuis le début, et on a même joué ensemble. » Pour évoquer la région en trois morceaux, il choisit L’été indien de Joe Dassin (été 1975), La Madrague de Brigitte Bardot et l’album Steve McQueen de Prefab Sprout.



