Municipales 2026 à Lunel : Stéphane Muscat conserve sa candidature grâce à un document fiscal
Dans une atmosphère tendue et confuse, la Commission électorale de contrôle s'est réunie ce jeudi 19 février 2026 à la mairie de Lunel. Elle devait se prononcer sur le maintien ou la radiation de Stéphane Muscat, chef de file de la liste "Envie de Lunel", des listes électorales. Suite à des recours écrits émanant de deux colistiers de Stéphane Dalle, candidat de "Lunel au cœur", Muscat était sommé de prouver que sa résidence principale se situait bien à Lunel et non à Marsillargues, où il dispose d'une résidence familiale.
Une décision de radiation contestée
Le candidat avait pourtant présenté un dossier complet, comprenant des témoignages et de nombreuses quittances attestant de sa résidence dans son appartement près du centre-ville lunellois. Malgré ces éléments, la commission a voté sa radiation par trois voix contre deux. Cette décision aurait dû théoriquement le rendre inéligible et l'obliger à engager un recours judiciaire en urgence pour pouvoir se maintenir dans la course électorale.
Mais Stéphane Muscat avait préparé une contre-attaque. L'ancien directeur de cabinet de Claude Arnaud a produit un document reçu le jour même : une attestation de la direction des finances publiques confirmant qu'il paie ses impôts sur Lunel depuis le 1er janvier 2026. Selon son avocat, Maître Maillot, ce document lui permet de rester éligible "en vertu de l'article L228 du code électoral".
Une situation paradoxale
En l'état, Stéphane Muscat peut donc se présenter aux élections municipales, mais il ne pourra pas voter lors du scrutin. Un paradoxe qu'il juge préférable à une exclusion pure et simple. "Nous verrons si nous saisissons le tribunal judiciaire dans les sept jours pour contester la décision de la commission", a-t-il réagi. Il a surtout annoncé son intention de poursuivre devant le tribunal correctionnel les deux auteurs des courriers de dénonciation et les membres de la commission qui ont, selon lui, cherché à "injustement me priver d'une participation aux élections".
Accusations de manœuvres politiques
Devant ses partisans et les membres de la commission, lors d'une séance publique, Stéphane Muscat a dénoncé un "procès politique" visant à l'éliminer. "On a observé une collusion de la bande des quatre contre moi, mais je serai bien candidat et ma liste va répondre à cette attaque contre la démocratie. On ne peut pas traiter les Lunellois de cette façon", a-t-il déclaré.
Cette affaire promet d'envenimer le débat entre les sept candidats en lice, dont un face-à-face est programmé jeudi 26 février à l'initiative de Midi Libre. Les tensions politiques à Lunel semblent donc loin de s'apaiser à l'approche des élections municipales de 2026.



