L'IA, l'éléphant dans la pièce de la présidentielle ignoré par les candidats
IA : l'éléphant dans la pièce de la présidentielle

Il y a quelques jours, Arthur Mensch, le cofondateur de Mistral AI, était auditionné à l’Assemblée nationale par la commission d’enquête sur les vulnérabilités du secteur numérique. Celui qui dirige l’une des seules entreprises européennes capables de faire bonne figure dans la course mondiale à l’intelligence artificielle a rappelé quelques évidences, qui ont semblé scotcher les parlementaires et les observateurs : l’IA va transformer radicalement le marché du travail, la demande d’électricité va exploser, l’Europe est incroyablement en retard.

L’audition a fait son effet sur le moment puis, plus rien. Pourtant, la vague d’innovation exponentielle que nous connaissons aujourd’hui avec l’IA, la robotique humanoïde et les biotechnologies devrait être l’éléphant dans la pièce de la campagne présidentielle. Il n’en est malheureusement rien. Évidemment, les questions relatives à l'immigration et au pouvoir d’achat sont majeures. Qui prétendrait le contraire ? Mais le sujet de l’innovation, que les dizaines de candidats en lice semblent traiter comme un détail technique à confier à un secrétaire d’État, est le plus décisif pour les vingt prochaines années, alors même que l’Europe est en voie de marginalisation.

Un constat alarmant ignoré

Les déclarations d’Arthur Mensch devant les députés ont mis en lumière des défis colossaux : une transformation radicale du marché du travail, une explosion de la demande énergétique nécessaire au fonctionnement des data centers, et un retard européen préoccupant face aux géants américains et chinois. Pourtant, ces enjeux semblent être relégués au second plan dans le débat public.

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L'innovation, parent pauvre de la campagne

Alors que la campagne présidentielle bat son plein, les candidats se focalisent sur des thèmes comme l’immigration et le pouvoir d’achat, certes importants, mais négligent le sujet de l’innovation. Ce dernier est pourtant crucial pour l’avenir économique et technologique de la France et de l’Europe. L’absence de débat sur ce thème laisse craindre une marginalisation accrue du Vieux Continent dans la compétition mondiale.

Il est urgent que les candidats prennent la mesure des enjeux liés à l’IA et aux technologies de rupture. L’Europe doit investir massivement dans la recherche, l’éducation et les infrastructures pour ne pas être reléguée au rang de simple spectateur. L’audition d’Arthur Mensch devrait servir de signal d’alarme, mais pour l’instant, elle semble être tombée dans l’oreille d’un sourd.

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