Lors de la visite du sénateur Laurent Burgoa, la maire de Crespian, Céline Farre, a exprimé l'opposition de son équipe municipale à la délibération adoptée par le conseil communautaire de la communauté de communes du Pays de Sommières (CCPS) le 5 mars dernier. Cette délibération valide la transformation du regroupement pédagogique intercommunal (RPI) en RPI concentré, entraînant la fusion des trois écoles en une seule, installée à Montmirat dès la rentrée de septembre. Les communes de Crespian et de Cannes-et-Clairan perdent leur école à administrer ou à représenter, bien qu'elles conservent une certaine capacité d'expression.
Une décision contestée sur le fond et la forme
Céline Farre affirme que cette décision a été approuvée en conseil communautaire avec l'avis favorable de son prédécesseur, Alain Trochard, sans avoir fait l'objet d'une délibération préalable du conseil municipal de Crespian. Elle souligne que le vote du 5 mars 2026 concerne la fermeture administrative des écoles de Crespian et de Cannes-et-Clairan, une question jamais évoquée avec les conseillers municipaux. Selon elle, Alain Trochard avait été alerté par la maire de Cannes-et-Clairan, Sandrine Serret, ainsi que par d'autres maires, sur la différence entre un RPI concentré et une fusion d'écoles, notamment sur les conséquences administratives, mais il n'en a pas tenu compte.
La version de l'ancien maire
Alain Trochard conteste cette version. Il déclare : "Je n'ai pas eu besoin de faire une délibération puisque le sujet avait déjà été validé le 25 mars 2019. Un compte rendu du conseil municipal explique que la commune avait décidé de fermer l'école de Crespian. La décision ne date donc pas de 2026. Ce que j'ai expliqué en conseil communautaire, c'est qu'une école était en construction à Montmirat, un projet décidé dans le cadre du regroupement scolaire avec un investissement de plus de 2 millions d'euros. Je ne comprenais pas que l'on puisse aujourd'hui refuser la fermeture de nos écoles."
Une opposition persistante
De son côté, Céline Farre précise que ce qui a été validé en 2019 est le principe de regrouper les élèves sur un seul site, dans l'intérêt des enfants, mais pas la fermeture administrative des écoles. Le premier adjoint, Didier Bros, ajoute : "La commune ne peut plus donner son avis, nous n'avons jamais contesté de mettre les écoles sur un seul site, la fermeture administrative, c'est autre chose."
Cette opposition révèle un conflit persistant entre l'ancienne et la nouvelle municipalité sur la gestion scolaire, avec des implications pour les familles et l'organisation éducative locale.



