Un ancien conseiller en communication de Gabriel Attal, le ministre délégué chargé des Comptes publics, a annoncé son entrée en politique dans un entretien choc. Il révèle également avoir souffert d'addictions par le passé, une expérience qu'il souhaite mettre au service de son engagement.
Un parcours marqué par les addictions
Dans un entretien accordé à Libération, cet ancien communicant, âgé de 32 ans, confie avoir été dépendant à la cocaïne et à l'alcool pendant plusieurs années. Il explique avoir réussi à surmonter ces addictions grâce à un suivi médical et à un travail sur lui-même. Selon lui, cette expérience lui a permis de développer une sensibilité particulière aux questions de santé publique et de précarité.
Il affirme que son passé d'addict ne le disqualifie pas pour une carrière politique, bien au contraire : « Je pense que cela peut être une force, car j'ai une compréhension intime des fragilités humaines. » Il souhaite désormais utiliser cette expérience pour porter des propositions concrètes sur la prévention et l'accompagnement des addictions.
Des ambitions politiques affichées
L'ancien conseiller, qui a travaillé aux côtés de Gabriel Attal lors de son passage au ministère des Comptes publics, annonce son intention de se lancer dans la vie politique. Il vise une circonscription en Île-de-France pour les prochaines élections législatives, sous l'étiquette de la majorité présidentielle. Il se décrit comme un « enfant de la macronie » et souhaite incarner une nouvelle génération de responsables politiques, plus proches des réalités du terrain.
Il précise ne pas avoir consulté Gabriel Attal avant de faire cette annonce, mais assure que leur relation reste bonne. « Gabriel est un ami, et je lui ai toujours été loyal. Mais ma décision est personnelle. »
Réactions et enjeux
Cette révélation intervient dans un contexte où la transparence sur la santé mentale et les addictions gagne du terrain en politique. Plusieurs responsables politiques ont récemment évoqué leurs propres fragilités, contribuant à briser un tabou. L'ancien communicant espère que son témoignage encouragera d'autres à parler et à chercher de l'aide.
Les réactions au sein de la majorité sont partagées. Certains saluent son courage, tandis que d'autres s'interrogent sur l'opportunité de ces révélations. Un député LREM, sous couvert d'anonymat, confie : « C'est une démarche personnelle, mais il faut voir si cela peut nuire à l'image du parti. »
L'intéressé reste confiant : « Les Français sont prêts à entendre des discours authentiques. Je ne suis pas un politique formaté, et c'est ce qui fait ma force. »



