Occitanie : Delafosse salue l'équilibre trouvé entre Montpellier et Toulouse
Delafosse : équilibre trouvé entre Montpellier et Toulouse

À l'occasion des dix ans de la région Occitanie, Michaël Delafosse, maire de Montpellier, livre son analyse sur l'évolution du territoire. Opposé au projet de fusion entre le Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées en 2015, il reconnaît aujourd'hui que l'équilibre a été trouvé entre les deux principales villes.

Un retournement de position assumé

Michaël Delafosse ne cache pas son opposition initiale à la fusion des deux régions. « Si j’avais été maire à l’époque, je m’y serais opposé », confie-t-il. Comme beaucoup d’élus montpelliérains, il craignait que la ville perde son influence et son statut de capitale régionale. Pourtant, dix ans plus tard, il ne souhaite pas un retour en arrière : « Le pays a besoin de stabilité et cela coûterait de l’argent. Et puis, la Région dans son périmètre actuel est entre de très bonnes mains. »

Le rôle clé de Carole Delga

Selon l’élu, Montpellier n’a pas pâti de cette réforme territoriale grâce à la présidente de région, Carole Delga, qui a veillé à maintenir un équilibre entre Toulouse et Montpellier. Cet équilibre se manifeste notamment par le maintien d’un hôtel de Région sur les berges du Lez et l’organisation de sessions au Parc des Expositions en alternance avec Toulouse. « Elle nous a largement aidés pour faire avancer des dossiers stratégiques pour la ville, dont le plus emblématique : la réalisation de la ligne à grande vitesse vers l’Espagne », souligne Michaël Delafosse.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Des filières d’excellence reconnues

Le maire de Montpellier insiste sur la complémentarité entre les deux métropoles. « S’il est clair que là-bas, on sait faire de l’aéronautique, ici, on s’est structuré dans nos filières. » Il cite MedVallée, pôle de compétitivité dans la santé et l’environnement, les industries culturelles et créatives, ainsi que les énergies renouvelables, avec l’implantation de grands sièges d’entreprise. « Montpellier est désormais identifiée à travers MedVallée et les ICC », affirme-t-il.

Une coopération renforcée avec Toulouse

Au-delà des rivalités, un pacte de coopération a été signé avec Toulouse pour travailler sur des complémentarités face à des défis communs. « On est confrontés aux mêmes défis », explique Delafosse. La concurrence ne subsiste réellement que sur le plan sportif, avec une boutade : « Ils ont Léon Marchand, nous avons les frères Lebrun. 2 à 1 pour Montpellier ! »

Un combat permanent pour la visibilité

Pour autant, le maire rappelle que la bataille pour faire exister sa ville sur la carte de France est constante. « Georges Frêche, déjà dans les années 80, disait qu’il se battait pour que Montpellier soit sur la carte de France de la météo. C’est un combat permanent. » Aujourd’hui, Montpellier continue de peser grâce à une stratégie collective, en « pack, avec tout le territoire », pour faire entendre sa voix à Paris.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale