Michaël Delafosse : bilan, PLUi, finances et avenir politique à Montpellier
Delafosse défend son bilan et contre-attaque ses opposants

Michaël Delafosse n'est pas encore officiellement candidat, mais cela ne fait guère de doute. À moins d'un an des élections municipales, le maire de Montpellier défend avec passion son action au service de la ville et de ses habitants. Travaux, finances, calendrier, regrets… Il n'élude aucun sujet.

Le PLUi, un document complexe mais ambitieux

Interrogé sur les tensions suscitées par le plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi) avec certains maires de la Métropole, Delafosse reconnaît la complexité du document. « Il nous fallait une révision pour sanctuariser nos terres agricoles et nos espaces naturels. 8 000 hectares en plus : deux tiers de nos terres sont protégées par ce PLUi. Un seul tiers sera destiné à l'urbanisation et ce sera du réinvestissement urbain pour 83 % », explique-t-il.

Malgré un avis favorable des commissaires-enquêteurs, quatre projets ont reçu des avis défavorables, fragilisant le document. « Nous avons convenu entre maires que trois projets doivent être retravaillés. Puis ils feront l'objet très rapidement d'une modification pour les intégrer », précise le maire, qui se montre respectueux des préconisations. Il insiste notamment sur la clinique du Parc, qu'il souhaite voir se réaliser dans la Métropole.

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Confiance pour le vote du 16 juillet

Delafosse se dit confiant sur le vote du PLUi le 16 juillet, même avec l'approbation de ceux qui ont émis des réserves. « C'est un plan des plus ambitieux sur le plan écologique. On sanctuarise les Coteaux de Malbosc, l'Agriparc des Bouisses… Il accompagne les projets des maires et respecte les grands enjeux du zéro artificialisation nette », souligne-t-il. En cas de non-vote, on reviendrait sur les PLU, celui de Montpellier datant de 2006. « Mon rôle, en conscience, est de veiller à sa sécurité juridique », ajoute-t-il.

Politique : tensions avec LFI et avenir au PS

Interrogé sur la démission de Kléber Mesquida du PS, Delafosse exprime son respect pour son engagement et son honneur d'avoir été élu à ses côtés. « Il souhaite rendre sa carte, ça dit l'état de notre famille politique. Personnellement j'y reste », déclare-t-il.

Le divorce avec La France Insoumise semble consommé. « Il y a une grande différence dans nos valeurs avec LFI. Ils pratiquent l'outrance, je vis des attaques d'une violence inouïe », dénonce-t-il. Il critique leur silence lors d'une campagne scandaleuse où son nom a été assimilé aux pires crimes de l'Histoire. Il énumère les réalisations de gauche de Montpellier : gratuité des transports, sanctuarisation du budget de la culture, 15 premiers m³ d'eau gratuits, mobilisation pour le logement social, rénovation des quartiers populaires. « J'aimerais les voir mettre leur énergie contre les villes tenues par l'extrême droite », lance-t-il.

Si le congrès du PS entérine la possibilité d'accords avec LFI, Delafosse n'exclut pas de claquer la porte. « LFI fait de Montpellier sa cible prioritaire. Ils veulent renverser une majorité de rassemblement de gauche. Les Montpelliérains auront un choix très clair à faire… », prévient-il.

Réponse à EELV

Alors qu'EELV s'apprête à adopter une motion pour créer « Une alternative à Michaël Delafosse pour 2026 », le maire rétorque : « C'est un bien beau programme. J'ai avec moi des écologistes remarquables. S'ils veulent diviser le rassemblement de la gauche pour des intérêts d'appareil, qu'ils assument. »

Finances : la dette et les investissements

Contre les accusations de faillite, Delafosse affirme que les finances de la Ville sont très satisfaisantes. « Certes, la dette de la Métropole est plus importante, et cela commande une vigilance. Mais c'est son rôle d'investir », justifie-t-il. Il rappelle les investissements : ligne de tramway, extension de la ligne 1 vers la gare, rattrapage de l'inertie passée. « Si le tramway avait été fait en 2017, il aurait coûté 100 M€ moins cher ! » souligne-t-il. La dette baissera à partir de 2027, avec moins d'investissements car le retard sera rattrapé. Et cela sans toucher aux aides pour le sport, la culture, ni aux taux d'impôts.

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Bilan et avenir

Delafosse assume d'avoir fait « deux mandats en un ». « Tous les choix ont été faits pour embellir Montpellier et j'en suis fier. Il y a des centres-villes qui se meurent, le nôtre est magnifique. Si j'avais pu, j'en aurais fait plus encore », confie-t-il.

Sur l'instruction concernant la gestion des ressources humaines, suite à une perquisition en mairie, il indique que l'instruction suit son cours et qu'il répondra aux requêtes. Il rappelle avoir demandé le rapport de la chambre régionale des comptes et mis en œuvre ses préconisations.

Quant à sa candidature, il promet d'honorer ses engagements : inauguration de la place Max-Rouquette le 20 septembre, connexion à la gare Sud de France le 18 octobre, transformation du tunnel de la Comédie en galerie cyclable en novembre, place des Martyrs de la Résistance le 25 novembre, ligne 5 de tramway le 20 décembre, et deux nouvelles écoles. « Je réfléchirai, en décembre, avec ma famille que j'aime, à la suite », conclut-il.