Présidentielle 2027 : De Villepin confiant pour ne pas rééditer l'échec de 2012
De Villepin confiant pour 2027, veut éviter l'échec de 2012

L'ancien Premier ministre Dominique de Villepin se déclare confiant quant à une potentielle candidature à l'élection présidentielle de 2027, affirmant avoir tiré les leçons de son échec de 2012. Dans un entretien accordé à Libération, il explique que son projet politique est désormais mieux préparé et plus en phase avec les attentes des Français.

Un retour en politique mûrement réfléchi

De Villepin, qui n'avait pas réussi à rassembler les 500 parrainages nécessaires en 2012, assure que cette fois-ci, il ne commettra pas les mêmes erreurs. « J'ai appris de cette expérience. Aujourd'hui, je suis plus conscient des exigences du terrain et de la nécessité de construire une dynamique collective », déclare-t-il. Il précise que sa démarche s'inscrit dans une réflexion de long terme, loin des improvisations qui avaient marqué sa précédente tentative.

Un projet axé sur la souveraineté et la justice sociale

L'ancien chef du gouvernement esquisse les grandes lignes de son projet, centré sur la souveraineté nationale, la justice sociale et la transition écologique. Il critique vivement la politique d'Emmanuel Macron, qu'il accuse de « mépris pour les classes populaires » et de « gestion technocratique ». Selon lui, la France a besoin d'un « sursaut républicain » pour répondre aux défis de la mondialisation et de la crise démocratique.

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Un appel à l'union des forces républicaines

De Villepin appelle à une « union des républicains » au-delà des clivages partisans, tout en se démarquant des extrêmes. Il estime que sa candidature pourrait rassembler une majorité de Français autour d'un projet « ni de droite ni de gauche, mais de progrès ». Interrogé sur une possible alliance avec d'autres figures politiques, il reste évasif, mais n'exclut pas de « travailler avec tous ceux qui partagent une vision exigeante de la République ».

Un contexte politique favorable selon lui

L'ancien ministre des Affaires étrangères juge le contexte politique actuel propice à son retour. « Les Français sont en attente de sens et de cohérence. Ils ne supportent plus les postures et les promesses non tenues », analyse-t-il. Il cite notamment la montée des préoccupations écologiques et sociales comme des opportunités pour son projet. Selon un sondage récent, 62 % des Français se disent insatisfaits de l'offre politique actuelle, ce que De Villepin interprète comme un signe d'espoir pour une alternative crédible.

Les leçons de 2012 : une organisation renforcée

Revenant sur l'échec de 2012, De Villepin reconnaît avoir sous-estimé l'importance de l'appareil militant et des relais locaux. « J'ai cru que ma notoriété suffirait. C'était une erreur », admet-il. Aujourd'hui, il affirme avoir constitué une équipe solide et engagé un travail de terrain dans plusieurs régions. Il précise que son mouvement, « République Solidaire », a multiplié les adhésions et les sections locales ces derniers mois.

Un calendrier encore flou

Pour l'instant, De Villepin n'annonce pas officiellement sa candidature, mais laisse entendre qu'une décision sera prise « dans les mois à venir ». Il conditionne son entrée en lice à la capacité de son projet à « susciter une adhésion sincère et massive ». En attendant, il continue de sillonner la France pour rencontrer des citoyens et des élus locaux. « Je ne veux pas brûler les étapes. L'essentiel est de construire une alternative solide et durable », conclut-il.

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