De Gaulle, Mitterrand, Sarkozy : leurs derniers 14-Juillet
De Gaulle, Mitterrand, Sarkozy : derniers 14-Juillet

Le 14 juillet, fête nationale française, est souvent l'occasion pour les présidents de la République de marquer leur passage. Mais que se passe-t-il lors de leur dernier défilé au pouvoir ? Le Point revient sur les adieux de Charles de Gaulle, François Mitterrand et Nicolas Sarkozy.

Charles de Gaulle : un dernier 14 juillet en 1968

Le général de Gaulle a vécu son dernier 14 juillet en tant que président le 14 juillet 1968. Cette année-là, la France sortait des événements de Mai 68. Le défilé militaire sur les Champs-Élysées fut sobre, sans faste particulier. De Gaulle, alors âgé de 77 ans, assistait à la parade depuis la tribune officielle. Moins d'un an plus tard, le 28 avril 1969, il démissionnerait après l'échec du référendum sur la régionalisation et la réforme du Sénat.

François Mitterrand : un dernier 14 juillet en 1994

François Mitterrand, affaibli par la maladie, a célébré son dernier 14 juillet le 14 juillet 1994. Le défilé se déroula sous une chaleur accablante. Le président, qui souffrait d'un cancer de la prostate, apparut fatigué. Il renonça à l'interview télévisée traditionnelle, préférant un message écrit. Ce dernier 14 juillet fut marqué par l'absence de la Marseillaise jouée à la fin du défilé, un choix symbolique. Mitterrand quittera l'Élysée en mai 1995, après 14 ans de mandat.

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Nicolas Sarkozy : un dernier 14 juillet en 2011

Nicolas Sarkozy a vécu son dernier 14 juillet le 14 juillet 2011. Le défilé fut marqué par la participation de troupes étrangères, notamment des soldats de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL). Sarkozy, alors en campagne pour sa réélection, utilisa ce dernier 14 juillet pour défendre son bilan. Il perdra l'élection présidentielle de 2012 face à François Hollande.

Des adieux chargés d'émotion

Chacun de ces derniers 14 juillet a été marqué par une symbolique forte. Pour de Gaulle, c'était la fin d'une époque après Mai 68. Pour Mitterrand, l'occasion de montrer sa fragilité. Pour Sarkozy, un dernier rendez-vous avant la défaite. Selon l'historien Jean Garrigues, « le 14 juillet est un moment clé pour les présidents, car il incarne à la fois la continuité de l'État et leur propre destin politique ».

Ces adieux illustrent la difficulté de quitter le pouvoir, même lors d'une fête nationale. Le 14 juillet reste un rendez-vous incontournable pour les présidents, un symbole de leur mandat.

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