Écriture inclusive : un arrêté municipal interdit le point médian à Saint-Hilaire-de-Brethmas
Écriture inclusive interdite par arrêté municipal dans le Gard

La municipalité de Saint-Hilaire-de-Brethmas, dans le Gard, a pris un arrêté interdisant l'usage de l'écriture inclusive dans tous ses documents officiels. Signé par le maire Gaël Mancuso, cet arrêté concerne les actes administratifs, courriers, publications, supports de communication et autres documents produits par les services municipaux.

Une mesure pour la clarté et l'accessibilité

Selon la municipalité, cette décision vise à rendre les documents plus clairs et plus faciles à lire pour tous les habitants. L'arrêté cible notamment l'utilisation du point médian et toute forme d'écriture combinant le masculin et le féminin dans un même mot. La mairie estime que certaines formes d'écriture inclusive peuvent compliquer la lecture pour une partie du public, notamment les personnes âgées, malvoyantes ou dyslexiques, ainsi que les utilisateurs de logiciels de lecture vocale.

Dans un communiqué, le maire justifie ce choix en affirmant que "le service public ne doit pas compliquer la langue française mais la rendre accessible à chacun. Notre rôle est d’écrire clairement, simplement et efficacement". La municipalité précise toutefois que "la féminisation des noms de métiers, des fonctions et des titres demeure autorisée dès lors qu’elle respecte les règles de la langue française".

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Des critiques de l'opposition

Cette décision suscite des interrogations dans les rangs de l'opposition. Les élus de la liste conduite par l’ancien maire questionnent : "Était-il vraiment nécessaire de prendre un arrêté municipal sur ce sujet ? Est-ce aujourd’hui une priorité pour les habitants ?"

Les opposants reviennent également sur les choix de la municipalité en matière d’apprentissage de la langue française. Ils rappellent que les dictionnaires traditionnellement offerts chaque année aux élèves entrant en CP ont été supprimés et remplacés par un livre de première lecture, "certes utile, mais dont l’usage sera beaucoup plus limité dans le temps". Un changement qui aurait été motivé par une volonté de réaliser des économies. Ils dénoncent ainsi "une nouvelle contradiction du maire, qui préfère légiférer sur des symboles plutôt que d’investir dans l’éducation de nos enfants".

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