Le conseil municipal d'Alès a voté le budget de la ville lundi soir. Le maire, Christophe Rivenq, a annoncé que les taux d'imposition de la taxe foncière ne seraient pas augmentés. « Nous n'augmenterons pas les impôts locaux. Aujourd'hui, lorsqu'on parle des impôts locaux, c'est uniquement pour la taxe d'habitation sur les résidences secondaires et les logements vacants », a-t-il déclaré.
Des taux d'imposition stables
Le taux de la taxe d'habitation sur les résidences secondaires a été fixé à 21,17 %. Pour la taxe foncière sur les propriétés bâties et non bâties, les taux restent respectivement à 52,87 % et 66,70 %. Depuis la réforme de la taxe d'habitation et de la taxe foncière, les collectivités locales ont perdu des recettes importantes. Christophe Rivenq a précisé : « Nous avons enregistré une baisse de 19 % des compensations de l'État pour la taxe foncière. Cette perte a été en partie absorbée par la hausse de la population alésienne, avec 1 000 habitants supplémentaires par an. »
Un faible poids des usagers
À Alès, seuls 23 % des habitants sont assujettis à l'impôt. Les recettes versées par les usagers des services municipaux ne s'élèvent qu'à 3 millions d'euros. Le maire a expliqué : « Notre modèle social est ainsi fait. Soit les dépenses sont payées par les contribuables, soit par les usagers. Dans les pays du Nord de l'Europe, les services sont facturés au prix réel. En France, nous avons fait un choix différent. Résultat, les recettes des usagers ne représentent que 5 % du budget. »
Des choix politiques assumés
Le budget de fonctionnement s'élève à 68,8 millions d'euros, en hausse de près de 3 %. Christophe Rivenq a maintenu 2,2 millions d'euros de subventions pour le CCAS et les associations, soit une augmentation de 8 %, ainsi que pour les écoles et les syndicats. La ville conserve une capacité d'investissement de près de 30 millions d'euros, dont 23 millions pour les travaux, soit 400 euros par habitant. Par ailleurs, la ville rembourse 4,8 millions d'euros de dette, ce qui représente 815 euros par habitant, contre près de 1 000 euros pour des villes de même strate.
Réactions des élus
Les élus du Rassemblement national ont salué « un budget équilibré, gage d'une gestion maîtrisée », tout en pointant « un budget de continuité, et non pas de rupture, sachant que près d'un Alésien sur deux a voté pour nous ».



