L'ancien Premier ministre Gabriel Attal, candidat Renaissance à l'élection présidentielle de 2027, fait de l'intelligence artificielle l'un de ses principaux marqueurs de campagne. Il ambitionne de faire de la France une « patrie de l'intelligence artificielle », reprenant l'esprit de la « start-up nation » chère à Emmanuel Macron.
Un plan France 2040 à 200 milliards d'euros
Le 17 juin 2026, Gabriel Attal a annoncé dans les colonnes des Échos un « plan France 2040 pour l'IA et l'innovation » doté de 200 milliards d'euros. Ce montant est très supérieur aux 655 millions d'euros du plan présenté par l'exécutif, qui reposait sur des financements européens, de la commande publique et une baisse des prestations sociales. Ce plan vise à positionner la France comme un leader dans la révolution technologique en cours.
Réduction des effectifs de la fonction publique
Fidèle à ses convictions libérales, Gabriel Attal prévoit une réduction du nombre de fonctionnaires, en s'appuyant sur l'IA pour compenser les départs. Dans un entretien au Parisien le 2 juillet 2026, il a détaillé : « On a une opportunité avec la grande révolution de l'intelligence artificielle qui peut nous permettre de faire mieux avec moins. Je propose un plan de départs volontaires de fonctionnaires, avec un objectif de 100 000 postes supprimés. »
L'influence de Mistral AI dans la campagne
L'essor des entreprises françaises d'IA, à commencer par Mistral AI, est au cœur de la stratégie d'Attal. Mistral AI mène une intense opération de lobbying auprès des parlementaires du camp présidentiel. Cette proximité suscite des interrogations sur l'influence de l'entreprise dans les décisions politiques.
Des arbitrages contestés
Cette priorité donnée à l'IA conduit à reléguer d'autres sujets, comme la culture. Début juin 2026, une proposition de loi sur le droit d'auteur dans l'IA a été abandonnée, au grand dam des industries culturelles et médiatiques qui souhaitaient négocier des conditions plus favorables face aux géants de la technologie.



