La station de ski du Lac Blanc, située dans le massif des Vosges, a annoncé mercredi la fin de l'exploitation de ses remontées mécaniques à partir de la saison 2026-2027, marquant un tournant pour ce domaine skiable créé en 1970.
Une décision motivée par le réchauffement climatique
Dans un communiqué relayé par France 3 Grand-Est, le comité syndical du syndicat mixte pour l’aménagement du site du Lac Blanc explique que « le comité syndical prend acte des effets du réchauffement climatique sur le site. La baisse de l’enneigement naturel, la réduction des jours avec manteau neigeux exploitable et l’incertitude croissante des hivers fragilisent le modèle historique fondé sur le ski alpin ». La station, située sur les communes d’Orbey et du Bonhomme, se trouve entre 900 et 1.200 mètres d’altitude.
Le syndicat mixte avait lancé un appel d’offres pour trouver un candidat prêt à reprendre ou à poursuivre l’exploitation de la station à partir de novembre prochain. Mais aucune entreprise n’a répondu. Son budget ne lui permet pas d’assurer l’achat de « nouveaux équipements », notamment pour « améliorer la production de neige de culture », a précisé son vice-président à ICI Alsace.
Réactions des skieurs et des exploitants
Un skieur, étonné par cette nouvelle, reconnaît les limites du domaine skiable : « Il est petit. On fait vite le tour. Il y a peu de neige et quand il y en a, il y a tellement de monde, ça n’est pas amusant. » Le directeur général de Lac Blanc Tonique, société exploitant la station de ski, regrette cette décision.
Une diversification vers des activités « quatre saisons »
Si cette annonce marque la fin du ski alpin, cela ne signifie pas la fermeture du site. Depuis plusieurs années, la station a commencé à se diversifier pour proposer des activités « quatre saisons ». La création de son Bike Parc en 2007 en est l’illustration. « L’objectif est de garantir la continuité et la viabilité du site, de préserver son attractivité et d’explorer de nouvelles perspectives d’activités et d’usages, dans un modèle moins dépendant de la neige », souligne le syndicat mixte dans son communiqué.
Malgré tout, il est envisagé de lancer un deuxième appel d’offres afin de trouver un investisseur pour reprendre le site.



