Le 21 juillet 2026, la société « Edmond de Vayres » du chanteur Vianney a été rachetée par Frédéric Lemos, un proche du chanteur et ancien président du Conseil syndical de la tour Montparnasse. Cette transaction met en lumière une histoire de revanche qui pourrait compromettre le projet de rénovation de la tour, estimé à 800 millions d'euros.
Un achat contesté et une revente surprise
En avril 2026, Vianney avait acquis 80 % du 43e étage de la tour Montparnasse via sa société « Edmond de Vayres ». Cette acquisition avait surpris les autres copropriétaires, notamment LFPI, premier copropriétaire de la tour, qui convoitait cet étage pour y installer un luxueux hôtel. L'ancien propriétaire, le Groupe Le Duff (Brioche dorée, Pizza del Arte), a finalement vendu à Vianney. Selon un copropriétaire cité par Le Figaro, « Louis Le Duff savait pertinemment bien à qui il vendait puisque nous l’avions prévenu que Vianney était un proche de Frédéric Lemos ». Xavier Niel aurait également joué un rôle dans cette transaction.
Lors de l'assemblée générale du 21 juillet 2026, une résolution a révélé qu'Edmond de Vayres était désormais « détenue à 100 % par Biscuit Nantais », la société de Frédéric Lemos. Ce dernier, copropriétaire de la tour via Biscuit nantais, a ainsi repris le contrôle du 43e étage.
Une histoire de vengeance
Cette affaire semble motivée par une revanche personnelle. Fin 2025, Frédéric Lemos a été licencié par LFPI, son ancien employeur et premier copropriétaire de la tour. Le nom de la société de Vianney, « Edmond de Vayres », est un clin d'œil à Edmond Dantès, le héros vengeur du Comte de Monte-Cristo, et au château de Vayres, propriété de Gilles Etrillard, fondateur et président de LFPI. En mai 2026, interrogé sur l'achat de Vianney, Lemos avait répondu : « Vous, il faut vraiment que vous arrêtiez les séries Netflix. »
Un projet de rénovation en péril
Cette situation met en danger le très ambitieux projet de rénovation de la tour Montparnasse, évalué à 800 millions d'euros. Un copropriétaire a témoigné : « Je ne sais pas si vous êtes dans une copro, mais à la Tour Montparnasse, les problèmes sont puissance 100 ou puissance 1 000. » Des obstacles sont posés à répétition contre le projet, tandis que LFPI souhaite revenir à une rénovation moins coûteuse.
Vianney, qui avait acheté cet étage en plus de sa cabane dans les arbres, a donc renoncé à son investissement, laissant la copropriété dans une impasse.



