Toyota fête la Yaris hybride et assume son choix
Toyota célèbre la Yaris hybride et assume son choix

Dans le Nord, Toyota célèbre le succès de la Yaris, sa voiture hybride, et assume de ne pas prendre le virage du tout électrique. L'usine d'Onnaing, près de Valenciennes, a produit plus de 200 000 exemplaires de la Yaris hybride en 2025, un record. Le constructeur japonais mise sur une stratégie multimodale, combinant hybrides, électriques et hydrogène, pour répondre aux besoins des clients.

Un succès commercial inattendu

La Yaris hybride, lancée en 2012, a connu un succès croissant. En 2025, elle représente 70% des ventes de la Yaris en Europe. Selon le directeur de l'usine, Jean-Marc Finot, « la demande pour la Yaris hybride a dépassé toutes nos prévisions, avec une croissance de 15% par rapport à 2024 ». Ce succès s'explique par la fiabilité, le faible coût d'utilisation et les émissions réduites.

Une stratégie assumée

Toyota assume de ne pas se précipiter vers le tout électrique. Pour le constructeur, l'hybride reste une solution pertinente pour réduire les émissions de CO2, surtout dans les zones où les infrastructures de recharge sont insuffisantes. « Nous croyons en une approche pragmatique, avec plusieurs technologies pour différents usages », déclare un porte-parole de Toyota France. L'entreprise investit également dans l'hydrogène, avec la Mirai, et prévoit de lancer 15 modèles électriques d'ici 2026.

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Impact sur l'emploi et l'industrie locale

L'usine d'Onnaing emploie près de 5 000 salariés, et ce succès assure la pérennité du site. Toyota a annoncé un investissement de 200 millions d'euros pour moderniser l'usine et préparer la production de nouvelles générations de hybrides. Selon la CGT, « c'est une bouffée d'oxygène pour l'emploi local, mais il faut rester vigilant sur les conditions de travail ». La région Hauts-de-France se félicite de cette dynamique, qui renforce l'attractivité du territoire.

Les critiques des associations environnementales

Certaines associations environnementales critiquent cette stratégie, estimant que l'hybride n'est qu'une transition et que le tout électrique est inévitable. Greenpeace France rappelle que « l'objectif de neutralité carbone en 2050 nécessite une sortie rapide des moteurs thermiques, même hybrides ». Toyota répond que l'hybride permet de réduire les émissions immédiatement, sans attendre le déploiement massif des bornes de recharge.

Vers une diversification des motorisations

Toyota prévoit de produire en Europe une version 100% électrique de la Yaris à partir de 2027, tout en continuant à développer l'hybride. Le groupe vise une réduction de 50% de ses émissions moyennes de CO2 d'ici 2030. Cette stratégie est saluée par certains analystes, comme Laurent Petizon, consultant automobile, qui estime que « Toyota a une approche réaliste, en s'adaptant aux réalités du marché et des infrastructures ».

Un modèle pour l'industrie française ?

Le succès de la Yaris hybride à Onnaing est un exemple pour l'industrie automobile française. Alors que le gouvernement pousse à l'électrique, Toyota montre qu'une autre voie est possible, alliant performance économique et environnementale. Le ministre de l'Industrie a salué « l'exemple de Toyota, qui prouve que l'industrie peut s'adapter sans sacrifier l'emploi ».

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