Thales a annoncé ce lundi 6 juillet 2026 avoir conclu un accord avec le groupe franco-belge Exail, spécialiste des drones marins et des systèmes autonomes, en vue d'un rachat. L'opération, dont le montant n'a pas été divulgué, devrait être finalisée d'ici la fin de l'année, sous réserve des approbations réglementaires.
Un renforcement dans le domaine naval
Cette acquisition permettrait à Thales de renforcer ses capacités dans le domaine des drones marins, un secteur en pleine expansion. Exail, basé à Bruxelles et à Paris, est reconnu pour ses drones sous-marins et de surface, utilisés notamment pour la surveillance des infrastructures critiques, la cartographie des fonds marins et les opérations de défense.
Selon un communiqué conjoint, les deux groupes partagent une vision commune sur l'importance des systèmes autonomes pour la sécurité maritime. « Cette alliance stratégique nous permettra de proposer une offre intégrée unique, combinant l'expertise en drones d'Exail et les systèmes de commandement et de contrôle de Thales », a déclaré le PDG de Thales, Patrice Caine.
Des synergies technologiques
L'accord prévoit également des synergies technologiques, notamment dans l'intelligence artificielle et le traitement des données. Exail apporte une plateforme logicielle avancée pour la navigation autonome, tandis que Thales dispose de capteurs et de systèmes de communication sécurisés. Ensemble, ils visent à développer des solutions pour les marines militaires et les opérateurs civils.
Le groupe Exail emploie environ 500 personnes et a réalisé un chiffre d'affaires de 120 millions d'euros en 2025. Thales, de son côté, a généré un chiffre d'affaires de 18 milliards d'euros l'an dernier. L'opération devrait créer des emplois dans les centres de R&D en France et en Belgique.
Un marché en pleine croissance
Le marché des drones marins est estimé à 2 milliards d'euros en 2026, avec une croissance annuelle de 15 %. Les applications vont de la surveillance environnementale à la lutte contre les mines navales. Thales, déjà présent dans les systèmes navals, cherche à consolider sa position face à des concurrents comme Naval Group ou le groupe américain L3Harris.
« Cette acquisition est un pas important dans notre stratégie de croissance dans le domaine des systèmes autonomes », a ajouté Patrice Caine. Les autorités de la concurrence devraient examiner l'opération dans les prochains mois.



