À Toulon, une enquête sur la précarité alimentaire révèle des besoins croissants
Toulon : enquête sur la précarité alimentaire révèle besoins croissants

Le Centre communal d’action sociale (CCAS) de Toulon a coordonné une enquête sur la précarité alimentaire, menée avec la Direction départementale de l’emploi, du travail et des solidarités (DDETS) et les associations locales. L’objectif : améliorer l’action mise en place dans la ville pour les personnes bénéficiaires.

Une aide difficilement accessible

Pendant six mois, travailleurs sociaux et bénéficiaires ont été interrogés pour mieux coordonner l’aide alimentaire. Les dispositifs manquent de visibilité et les conditions d’éligibilité varient, créant des barrières pour les bénéficiaires. « Lutter contre la précarité alimentaire, ce n’est pas que distribuer des denrées, c’est aussi rassurer, faire de l’humain, mener un accompagnement global », assure Brigitte Genetelli, vice-présidente du CCAS et adjointe à la mairie de Toulon chargée de l’action sociale.

Des bénéficiaires toujours plus nombreux

L’enquête révèle que la précarité alimentaire touche tous les âges : étudiants, familles, personnes âgées isolées, et même des personnes qui travaillent, à cause de l’inflation généralisée. Parmi les bénéficiaires interrogés, une personne sur deux est en situation de faim sévère. « Ça ne touche plus seulement les personnes qui sont à la rue. On observe que de nombreuses personnes sont mal logées : leurs habitations sont insalubres ou manquent d’équipements de cuisine », explique Brigitte Genetelli.

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Après le diagnostic, des actions attendues

Des groupes de travail doivent se réunir à partir de juillet pour réfléchir à des actions concrètes autour de quatre axes : réduire les barrières administratives, mieux adapter l’aide aux besoins, améliorer l’information sur l’aide disponible, et mieux organiser le travail entre associations. Parmi les pistes : un annuaire exhaustif de l’aide alimentaire et un guichet unique pour les démarches. Les quartiers de la Beaucaire et de Sainte-Musse pourraient être mieux desservis, avec une révision des maraudes et l’ouverture de nouvelles épiceries solidaires. Les réflexions devraient être restituées en décembre 2026. « Derrière ce diagnostic, il ne s’agit pas que de chiffres, ce sont des vraies personnes qui ont faim », conclut Brigitte Genetelli.

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