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Sète : budget prudent, écoles fraîches, tour de montagne et musée

Lors de son point de rentrée, lundi matin, Hervé Marquès a détaillé les grandes orientations politiques et budgétaires de son mandat. Le maire de Sète mise sur la sobriété financière, la rénovation des écoles, un nouveau service de mobilité et un projet culturel majeur autour de Robert Combas. Ces annonces interviennent alors que la ville affiche un endettement global de 88 millions d’euros.

Un budget prudent débattu en novembre

À l’approche du débat d’orientation budgétaire prévu en novembre, Hervé Marquès annonce un virage vers la sobriété et la « vigilance financière ». Après une période marquée par d’importants investissements et de grands travaux, l’exécutif municipal entend marquer une « pause » afin de protéger les finances. La Ville va ainsi « serrer les boulons » face à un endettement global de 88 M€.

« Pour autant, nous ne sommes pas endettés au sens d’une incapacité de paiement, nous remboursons nos emprunts, mais la prudence s’impose », veut rassurer le maire. Pour l’exercice à venir, les dépenses d’investissement connaîtront une coupe drastique « de près de 50 % », le budget repassant à une enveloppe située entre 18 et 19 M€, contre 32 à 36 M€ par le passé. Hervé Marquès exclut, en outre, d’équilibrer les comptes par une hausse de la fiscalité : « L’objectif est clair, ne pas augmenter les impôts, ni les prélèvements, ni les tarifs de stationnement ». Le maire vise, en revanche, « un resserrement des coûts de fonctionnement interne » pour préserver les capacités d’action de la ville.

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La réhabilitation de Jean-Macé réajustée

Hervé Marquès persiste et signe avec l’application, en cette rentrée, de son plan « Écoles fraîches », en dépit des critiques formulées par l’opposition municipale de gauche. Le maire, qui reste perplexe sur le « tout climatisé », souligne la pose récente de 24 brasseurs d’air haute performance et l’application de peinture thermique réfléchissante sur les toitures. Le premier magistrat suggère également d’adapter les rythmes scolaires pour contourner les pics de chaleur. « Je pense qu’il va falloir évoluer », dit-il, en faisant état de discussions avec l’éducation nationale.

Tirant les enseignements des failles thermiques constatées à Anatole-France, la municipalité a également fait le choix de suspendre le chantier de l’école Jean-Macé pour retravailler le projet. Le plan révisé intègre désormais une végétalisation accrue de la cour, la multiplication des ombrières et un renforcement de l’isolation du bâtiment. Ce réajustement entraîne aussi une modification du calendrier : les travaux démarreront en septembre 2027 pour une première tranche livrée à la rentrée 2028, et une livraison complète reportée à la rentrée 2029. « Il valait mieux réviser immédiatement le projet plutôt que d’aboutir à un bâtiment inadapté aux fortes chaleurs », justifie le maire.

Le “Tour de montagne” lancé en novembre

Dès novembre, la Ville déploiera un nouveau service de mobilité baptisé le « tour de montagne ». Conçu sous la forme « d’un bus et taxi solidaire municipal », ce dispositif assurera la boucle autour du mont Saint-Clair, en reliant les points névralgiques de la commune tels que le centre hospitalier, la Corniche ainsi que les principaux axes commerçants et administratifs. Promesse prioritaire d’Hervé Marquès avant son élection, ce service « relèvera de l’action sociale » et s’inscrira dans le concept de « ville du quart d’heure », avec pour objectif de « faciliter le quotidien des habitants ».

La “démutualisation” avec Sète Agglo : “retrouver notre autonomie”

Arrivant à son terme le 31 décembre 2026, la convention de mutualisation entre la Ville de Sète et Sète Agglopole fera l’objet d’une refonte complète à compter du 1er janvier 2027. Hervé Marquès, aussi 1er vice-président de l’agglo, souhaite « réajuster les équilibres » hérités de la précédente mandature de François Commeinhes. L’objectif est d’engager une « démutualisation ciblée » afin de « redonner de la réactivité et une pleine autonomie décisionnelle » à Sète.

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La ville va ainsi réinternaliser plusieurs services et directions stratégiques, notamment les services techniques, la communication et la gestion directe en régie. L’opération donnera lieu à des compensations financières bilatérales entre la Ville et l’Agglo pour rééquilibrer les transferts de charges et de personnel : « Il s’agit de reprendre notre autonomie sans créer de polémique, dans le respect de l’intérêt général et des finances municipales. »

Une donation exceptionnelle pour créer le musée Combas

Sète s’apprête à concrétiser un projet culturel majeur autour de l’artiste majeur de la figuration libre, Robert Combas. Ce projet repose sur une donation exceptionnelle de 500 œuvres consentie par le peintre et son épouse. Le futur complexe culturel s’étendra sur un foncier de 4 000 m². Supervisé par un comité de pilotage dédié, ce projet nécessitera une acquisition foncière (estimée aujourd’hui à environ 2 M€).

Pour Hervé Marquès, l’enjeu est avant tout patrimonial : « Nous voulons sécuriser cet héritage pour qu’il profite aux Sétois et éviter de rater un grand artiste comme Sète a pu le faire par le passé. » Référence directe à Pierre Soulages. Par ailleurs, une création originale de Combas viendra habiller la façade et l’intérieur de la salle Georges Brassens dès le lancement des travaux, prévus en novembre.