Saul Loggenberg s’exprime sur l’ASBH : « Grâce à tout ce qui est mis en place, on va pouvoir avancer »
L’ASBH est aujourd’hui dirigée par le sulfureux sud-africain Saul Loggenberg. Dans un entretien accordé à Midi Libre, le directeur général en tant que mandataire social du club fait le point sur la saison écoulée et celle à venir. Il revient également sur les polémiques des dernières semaines, en s’efforçant de parler français.
Une saison compliquée mais un maintien assuré
Interrogé sur le soulagement de voir Béziers en Pro D2 l’année prochaine, Loggenberg répond : « Complètement. On est ravi. Il a fallu attendre jusqu’à l’avant-dernier match, mais l’objectif est rempli. C’était une saison compliquée. Dorénavant, des choses sont en train de changer, d’être mises en place. Grâce à ça, on va aller de l’avant. »
Des changements en douceur
Quelles sont ces choses mises en place ? « Il n’y a pas de grande révolution. Ce sont plutôt des petites choses, comme la structure des entraînements ou encore le CSE (comité social économique), qui est quelque chose d’important en France. Grâce à ça, on a une meilleure connexion pour échanger avec les joueurs, le staff et les salariés. Pour moi, ça, c’est une grande avancée. »
Calendrier et staff
La reprise est prévue : les joueurs sont en vacances jusqu’au 6 juillet, tandis que le staff reprendra le 1er. Un match amical contre Narbonne est programmé le 11 août, suivi d’un autre contre les Leicester Tigers le 21. La Pro D2 reprendra le 28 août. Concernant le staff, Loggenberg indique que le recrutement n’est pas terminé et que des annonces seront faites cette semaine. Rory Teague, qui est en charge du recrutement depuis novembre, pourrait redevenir entraîneur principal.
Recrutement et centre de formation
Quinze joueurs professionnels ont quitté le groupe. Loggenberg assure que le recrutement nécessaire a été effectué et que la masse salariale est en augmentation, en lien avec l’A2R (Autorité de régulation du rugby). « Fin juin, on saura si tout est validé et on va rester attentif à des prêts, des joueurs supplémentaires et à des joueurs au chômage. On aimerait entre deux et quatre renforts de plus. On a aussi du recrutement à faire dans le staff et dans les bureaux. Tout est en train de se mettre en place. »
Au centre de formation, 21 départs de joueurs espoirs ont eu lieu. Loggenberg précise que l’Association gère le recrutement des espoirs, indépendamment de la SASP Béziers. « Le but du centre de formation est de développer les joueurs pour qu’ils jouent avec les pros. Une quinzaine de joueurs sont prêts pour ça. Ensuite, on va recruter à partir de U16 et U17 pour miser sur l’avenir. Le but, c’est que, à un poste, les trois premiers dans la hiérarchie soient pros, le quatrième soit au moins proche du niveau Nationale, et le cinquième et le sixième soient au centre de formation. Ça serait optimal pour l’effectif. »
Favoritisme et polémiques
Interrogé sur la présence de trois de ses fils au centre de formation, Loggenberg rejette toute accusation de favoritisme : « Non, parce que je n’étais pas en poste quand ils ont recruté les deux premiers. Et ensuite, c’est Bob (Skinstad, le président du club) qui a fait venir le troisième des Leicester Tigers. Ce n’est pas mon choix. »
Quant à Johnny Howard, il a été écarté du club. Loggenberg explique son rôle de directeur général : « Je dois protéger les actionnaires, mettre en place tout ce qu’il faut pour assurer la bonne tenue du club aujourd’hui et pour l’avenir. »
Actionnariat et avenir
Concernant les actionnaires, après le retrait de Strangford Capital en novembre, Loggenberg annonce que la liste complète (dont Elixirr, l’employeur de Bob Skinstad, et Fish Hoek Investment) sera communiquée dans les trois prochaines semaines, une fois finalisée. « Bob a aussi fait le nécessaire. Grâce à tout ça, on va pouvoir avancer. »
Il se dit très confiant pour l’avenir : « Avec Bob, on s’appelle tous les jours. Il faut bien comprendre que tout ce qu’a entrepris Bob, depuis le début du projet, c’est pour le bien du club. Avec les actionnaires, ils font les choses bien, propres, à la fois dans la vie et au niveau professionnel. Désormais, c’est le moment pour avancer. Les supporters vont être contents, j’en suis sûr. »
Réputation et attaques
Face à sa réputation sulfureuse et à une interdiction d’entreprendre en Angleterre pendant onze ans, Loggenberg reste mesuré : « Comme je le dis depuis le début, je n’ai jamais ambitionné d’être directeur général du club. Je l’ai accepté parce que les actionnaires m’ont demandé de venir. Je ne veux rien dire de plus parce que, qu’importe ce que je dirai, il y aura des mensonges à mon égard. Il y a même eu des attaques envers ma famille, ce que je ne peux pas accepter. Je veux juste parler de l’ASBH, de son image, de sa réussite et de ses actionnaires, c’est ma priorité. »
Il compare la situation à celle de Narbonne en 2014 avec les Australiens : « Ça n’a rien à voir. Déjà, le maire de Béziers, qui est très intelligent, sait parfaitement qui sont les actionnaires. Et ça, depuis le début. C’est pour cette raison qu’on est encore là. Maintenant, si on veut que le club retrouve le top niveau, il faut changer des choses. Ce changement est en marche et tout le monde est au courant. J’espère qu’on pourra davantage profiter de nos partenaires locaux. Les actionnaires, eux, adorent le rugby et le système français. On a beaucoup appris de la France depuis qu’on est là, on a les moyens pour mieux communiquer et que tout soit plus fluide. »



