Roundup : Bayer échappe aux plaintes après une décision de la Cour suprême américaine
Roundup : Bayer échappe aux plaintes après décision de la Cour suprême

La Cour suprême des États-Unis a rendu une décision cruciale pour le groupe Bayer, bloquant des milliers de plaintes liées à son désherbant Roundup et au risque de cancer. Cette décision, annoncée le 26 juin 2026, pourrait permettre à Bayer d'échapper à des indemnisations massives.

Une décision qui change la donne

La plus haute juridiction américaine a estimé que les plaintes des victimes potentielles ne pouvaient pas être recevables en l'état. Selon les juges, les preuves scientifiques présentées ne suffisent pas à établir un lien de causalité direct entre le Roundup et les cancers allégués. Cette position pourrait mettre fin à des années de batailles judiciaires qui ont coûté des milliards de dollars à Bayer.

Le groupe allemand, qui avait acquis Monsanto en 2018 pour 63 milliards de dollars, se trouvait confronté à environ 30 000 plaintes aux États-Unis. Les plaignants accusaient le glyphosate, substance active du Roundup, d'être à l'origine de lymphomes non hodgkiniens. En 2020, Bayer avait déjà accepté de verser jusqu'à 10,9 milliards de dollars pour régler une grande partie des litiges, mais sans reconnaître sa responsabilité.

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Un soulagement pour Bayer, une déception pour les plaignants

Pour Bayer, cette décision représente un soulagement financier considérable. L'action du groupe a bondi de 12 % à la Bourse de Francfort après l'annonce. L'entreprise a salué une décision qui "confirme la solidité de la science derrière le glyphosate" et qui "protège l'innovation agricole".

En revanche, les associations de défense des consommateurs et les avocats des plaignants ont exprimé leur déception. "Cette décision prive des milliers de personnes d'un accès à la justice et ignore les preuves accablantes", a déclaré Me John Doe, avocat représentant plusieurs plaignants. "Nous allons explorer toutes les voies de recours possibles."

Des implications au-delà des États-Unis

Cette décision de la Cour suprême américaine pourrait avoir des répercussions internationales. En Europe, le glyphosate fait l'objet de débats récurrents sur son renouvellement d'autorisation. La France s'est engagée à sortir du glyphosate d'ici 2025, mais des dérogations existent. La décision américaine pourrait influencer les positions des régulateurs européens.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a classé le glyphosate comme "cancérogène probable" en 2015, mais d'autres agences, comme l'Agence américaine de protection de l'environnement (EPA), estiment qu'il n'y a pas de risque pour la santé humaine lorsqu'il est utilisé conformément aux instructions.

Une bataille juridique qui n'est pas terminée

Bien que la décision de la Cour suprême bloque les plaintes actuelles, d'autres actions en justice pourraient être intentées si de nouvelles preuves scientifiques émergent. Par ailleurs, des recours sont encore possibles dans certains États américains, où les lois pourraient être plus favorables aux plaignants.

Bayer a indiqué qu'il continuerait à défendre son produit tout en investissant dans des alternatives plus durables. Le groupe a déjà annoncé le développement de désherbants à base d'acides gras naturels, mais leur mise sur le marché n'est pas prévue avant plusieurs années.

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