Retraite par capitalisation, CSG progressive, taxation des riches : le plan de la droite
Retraite par capitalisation, CSG progressive, taxation des riches

La droite française a présenté ce mercredi son projet de « révolution productive », un ensemble de mesures économiques visant à stimuler la croissance et à réduire la dette publique. Parmi les propositions phares figurent l'instauration d'une retraite par capitalisation, une CSG progressive et une taxation accrue des hauts revenus.

Retraite par capitalisation : un système mixte en débat

Le plan prévoit la mise en place d'un système de retraite par capitalisation, en complément du régime par répartition actuel. Selon le document de la droite, cette réforme permettrait de « diversifier les sources de financement des retraites » et de « garantir leur pérennité face au vieillissement de la population ». Les cotisations des actifs seraient en partie orientées vers des fonds d'épargne individuels, gérés par des organismes privés ou publics.

« L'objectif est de donner à chaque Français la possibilité de se constituer un capital pour sa retraite, tout en maintenant un socle solidaire », a expliqué un porte-parole de la droite. Le coût de la transition vers ce système mixte est estimé à plusieurs dizaines de milliards d'euros, mais les auteurs du projet estiment qu'il serait compensé à long terme par une meilleure performance économique.

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CSG progressive : un impôt plus juste pour les classes moyennes

La droite propose également de rendre la Contribution sociale généralisée (CSG) progressive. Actuellement, le taux de la CSG est uniforme pour tous les revenus d'activité, à l'exception des retraités et des indépendants. Le nouveau système verrait le taux varier en fonction du niveau de revenu, avec un seuil d'exonération pour les bas salaires et un taux majoré pour les hauts revenus.

« La CSG progressive permettrait de réduire la pression fiscale sur les classes moyennes, tout en augmentant la contribution des plus aisés », a précisé le même porte-parole. Selon les calculs de la droite, cette mesure pourrait rapporter jusqu'à 15 milliards d'euros par an, qui seraient réaffectés au financement de la protection sociale.

Taxation des riches : un impôt sur la fortune revisité

Le troisième volet du plan concerne la taxation des hauts patrimoines. La droite propose de rétablir un impôt sur la fortune, mais sous une forme « modernisée » et « ciblée ». Il s'agirait d'un impôt annuel sur les actifs financiers et immobiliers supérieurs à 1,3 million d'euros, avec un taux progressif allant de 0,5 % à 1,5 %. Les biens professionnels et les œuvres d'art seraient exclus de l'assiette.

« Notre objectif n'est pas de punir la réussite, mais de faire contribuer ceux qui ont le plus bénéficié de la croissance des dernières décennies », a déclaré un responsable de la droite. Cette mesure devrait rapporter environ 8 milliards d'euros par an, selon les estimations du parti.

Impact et perspectives : une relance par l'offre

L'ensemble de ces mesures s'inscrit dans une logique de « révolution productive », visant à améliorer la compétitivité des entreprises françaises et à réduire le chômage. La droite table sur une croissance supplémentaire de 0,5 point de PIB par an, grâce à la baisse des charges et à la simplification administrative. Le plan prévoit également une réduction de la dette publique de 10 points de PIB d'ici 2030.

« Nous sommes convaincus que la France a besoin d'une transformation profonde de son modèle économique. Notre projet est ambitieux, mais il est réaliste et financé », a conclu le porte-parole. La droite espère que ces propositions seront débattues dans le cadre de la campagne présidentielle de 2027.

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