Négociations tendues pour le rachat et le dépeçage de SFR
Rachat de SFR : un an de négociations à couteaux tirés

Une année de tensions et de désaccords

Les négociations pour le rachat de SFR, qui ont duré près d'un an, ont été émaillées de conflits incessants entre les différents acteurs impliqués. Selon des sources proches du dossier, les discussions ont été si houleuses que les participants n'ont cessé de se disputer, incapables de trouver un terrain d'entente sur les termes de l'accord.

Le processus, qui a finalement abouti à un accord en mai 2026, a vu s'affronter les dirigeants d'Altice, propriétaire de SFR, et les représentants du consortium d'investisseurs mené par le fonds d'investissement américain KKR. Les points de friction étaient nombreux, notamment sur la valorisation de l'entreprise et les conditions de reprise de sa dette colossale.

Des négociations à couteaux tirés

Un cadre proche des discussions a confié au journal Le Monde : "Évidemment qu'on se frite, on n'est jamais d'accord, on s'engueule." Cette déclaration illustre l'atmosphère délétère qui a régné pendant ces mois de négociations. Les parties prenantes ont eu recours à des tactiques agressives, allant jusqu'à menacer de quitter la table des négociations à plusieurs reprises.

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Les enjeux étaient énormes : SFR, deuxième opérateur télécoms en France, pèse plusieurs milliards d'euros et son rachat implique le dépeçage de l'entreprise, avec la vente par lots de ses activités les plus rentables. Les investisseurs cherchaient à maximiser leurs profits, tandis que la direction d'Altice tentait de préserver l'intégrité du groupe.

Un dépeçage controversé

L'opération de rachat prévoit le démantèlement de SFR en plusieurs entités : le réseau mobile, les activités fixes, et les data centers. Chaque partie prenante avait des intérêts divergents sur la manière de répartir ces actifs. Les syndicats ont également exprimé leurs inquiétudes quant aux conséquences sociales de ce dépeçage, craignant des suppressions d'emplois massives.

Finalement, un accord a été trouvé après d'intenses tractations, mais les détails financiers restent confidentiels. Selon des sources, le montant de la transaction avoisinerait les 15 milliards d'euros, incluant la reprise d'une partie de la dette.

Les réactions des acteurs

Patrick Drahi, fondateur d'Altice, a salué un accord qui "permet de garantir l'avenir de SFR et de ses employés". De son côté, le consortium d'investisseurs s'est félicité d'avoir conclu une opération "créatrice de valeur". Cependant, les syndicats restent sur leurs gardes et appellent à des garanties sur l'emploi.

Cette affaire met en lumière les pratiques souvent opaques et conflictuelles des grandes opérations de rachat dans le secteur des télécommunications, où les intérêts financiers priment parfois sur les considérations sociales et stratégiques.

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