Le pétrolier « Deliver », soupçonné d'appartenir à la flotte fantôme russe, a regagné le large après avoir été immobilisé pendant un mois au large de Fos-sur-Mer. La préfecture maritime a annoncé sa libération dans un communiqué transmis à 20 Minutes.
Arraisonnement et procédure judiciaire
Le navire avait été arraisonné le 23 juin dernier dans les eaux internationales de la Méditerranée par la marine française. La société propriétaire du « Deliver » a accepté une procédure de plaider-coupable (CRPC) pour défaut de pavillon et s'est acquittée d'une amende. Le montant de cette amende n'a pas été divulgué.
En comparaison, le pétrolier russe « Tagor », arraisonné pour les mêmes motifs en Atlantique début juillet, avait dû payer un million d'euros pour être libéré.
Engagements et contexte géopolitique
Selon un communiqué de Nicolas Bessone, procureur de la République de Marseille, « la société qui a déjà accompli de nombreuses démarches en ce sens a pris l'engagement par écrit d'obtenir un nouveau pavillon dès la levée de l'immobilisation par les services de l'État ».
Le « Deliver » est le cinquième navire soupçonné d'appartenir à la flotte fantôme russe détourné par les autorités françaises depuis le début de la guerre en Ukraine. Ces opérations s'inscrivent dans le cadre des sanctions internationales visant à restreindre les capacités de transport pétrolier de la Russie.



