Police : le logiciel LRPPN, un outil obsolète qui fait perdre un temps fou
Police : le logiciel LRPPN, un outil obsolète et chronophage

Le logiciel de rédaction des procédures de la police nationale (LRPPN), utilisé quotidiennement par les enquêteurs pour rédiger leurs procès-verbaux (PV) et actes judiciaires, est jugé obsolète et chronophage par une officière de police judiciaire (OPJ) de l'Est de la France. Maud*, qui exerce depuis près de dix ans dans une brigade d'investigation, rapporte des pannes fréquentes, des bugs et des problèmes de déconnexion qui lui font perdre un temps considérable.

Un outil source de stress et de perte de temps

« Pour le dire très clairement : c’est un outil obsolète avec lequel nous devons pourtant travailler tous les jours et qui nous fait perdre un temps fou », peste Maud, qui n’a pourtant guère de temps à perdre en mésaventures informatiques. Les imprévisibles pannes du LRPPN sont connues et redoutées par la quasi-totalité de ses collègues. Dans certains cas, ce programme peut même donner des sueurs froides aux agents.

Un incident critique lors d'une garde à vue de mineurs

Au cœur de l’été, Maud a par exemple cru qu’elle n’arriverait pas à envoyer les documents nécessaires aux magistrats de deux tribunaux différents, dans le cadre d’une garde à vue de mineurs poursuivis pour dégradations. Cet incident illustre les conséquences potentielles des défaillances du logiciel sur des procédures sensibles.

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Un quotidien marqué par les caprices de la machine

Face aux caprices de la machine, Maud a appris à garder son calme et à ne surtout pas cliquer en pagaille. Son expérience de près de dix ans au sein de la brigade d’investigation lui a enseigné à gérer les innombrables bugs, plantages et problèmes de déconnexion du LRPPN. Ces difficultés techniques, bien que connues, n’en demeurent pas moins une source de stress et de perte d’efficacité pour les enquêteurs.

L’outil, censé faciliter le travail des policiers, s’avère ainsi un frein dans l’accomplissement de leurs missions, avec des répercussions possibles sur le traitement des affaires judiciaires. Les agents doivent composer avec un système qui, selon Maud, ne répond pas aux besoins du terrain.

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