Pesticides : Sébastien Lecornu accuse les Écologistes de mensonges
Pesticides : Lecornu accuse les Écologistes de mensonges

Le projet de loi d'urgence agricole, adopté par l'Assemblée nationale dans la nuit dans un contexte tendu, continue de susciter la polémique ce mardi. Alors que le texte devrait être adopté dans la soirée par le Sénat, Sébastien Lecornu a accusé mardi les Écologistes de « mensonges » et d'entretenir « la colère avec duplicité » à propos de la réintroduction à titre dérogatoire de certains pesticides.

Des accusations de mensonges au sein de l'hémicycle

« La colère vient surtout de la réitération successive de plusieurs mensonges et […] vous entretenez la colère avec duplicité », a-t-il déclaré à l'Assemblée nationale, en réponse à une question de la cheffe de file des députés Écologistes Cyrielle Chatelain. Il lui a reproché « pour des raisons purement politiciennes, qui tiennent à [ses] alliances avec la France insoumise » d'être prête « à calomnier, à raconter n'importe quoi pour faire peur » sur ces pesticides.

Un projet de loi aux multiples facettes

Le projet de loi d'urgence agricole couvre de nombreux sujets à travers près de 70 articles : souveraineté alimentaire, gestion de l'eau, élevage et pesticides. Mais une mesure cristallise les débats : la possibilité donnée à l'Agence de sécurité sanitaire (Anses) de réintroduire à titre dérogatoire et sous condition deux pesticides interdits en France mais autorisés dans l'Union européenne. Les deux molécules concernées, l'acétamipride et le flupyradifurone, pourraient ainsi être utilisées pour une poignée de filières en difficulté.

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Le gouvernement divisé sur la mesure

« Le compromis voté par les seuls parlementaires ne revient pas sur son interdiction », a écrit Sébastien Lecornu à propos de l'acétamipride, estimant que « l'essentiel de la loi ne peut pas être résumé par ce seul article ». La mesure divise au sein même du gouvernement : la ministre de la Transition écologique Monique Barbut, personnellement opposée à la réintroduction de l'acétamipride, pourrait démissionner en cas d'adoption du texte, a fait savoir son entourage. Reçue à midi pendant cinquante minutes par Sébastien Lecornu, elle est repartie sans un mot. Matignon avait confirmé ce rendez-vous dans la matinée, sans toutefois en préciser l'objet.

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