« Permis de détruire » : une comédie sur l'amitié et la Corse présentée à La Valette
Permis de détruire : amitié et Corse au cinéma

Le jeudi 4 juin 2026, le cinéma Pathé de La Valette-du-Var accueillait l'avant-première de Permis de détruire, la suite tant attendue de Permis de construire. Pour son quatrième long-métrage, le réalisateur Éric Fraticelli replonge le spectateur en Corse, au cœur d'une histoire d'amitié et de résistance.

Une comédie familiale sur fond de terroir corse

Le film met en scène Dominique (Patrick Timsit), un dentiste qui rachète un cabinet médical en travaux dans un village corse. Pour l'aider, il fait appel à Olivier (Kad Merad), son ami psychanalyste venu de Lyon. Ensemble, ils tentent de mener à bien ce projet, malgré les obstacles et les différences culturelles. Si la distribution évolue, l'humour reste fidèle à l'esprit du premier opus.

Interrogés lors de la projection, Éric Fraticelli et Philippe Corti (qui incarne Loulou) ont partagé leur vision du film. « Le personnage de Dominique décide de racheter un centre médical toujours en travaux en Corse, explique le réalisateur. Il fait venir un collègue psychanalyste de Lyon pour créer un centre médical dans un village corse. » Philippe Corti ajoute, malicieux : « Un psy dans un village corse… il y a du boulot ! »

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Des différences subtiles avec le premier film

Interrogé sur les évolutions entre Permis de construire (2021) et Permis de détruire, Éric Fraticelli précise : « La différence, c'est qu'on joue un peu moins sur les différences entre Corse et continent, et on est plus accrochés aux personnages. Mais c'est sensible comme différence, ce n'est pas flagrant. » Philippe Corti, lui, plaisante : « En fait, il n'y a rien qui change : je ne suis toujours pas sur l'affiche ! »

Des moments de rire et une anecdote de tournage

Le moment préféré de Philippe Corti ? « C'est quand on découvre le cabinet dentaire sous la bulle, quand on découvre la sœur du “Gnou”, quand les gens retrouvent les trois premiers personnages. Là, il y a des rires et les gens se resituent. » Une anecdote amusante : « Je me suis endormi pendant une scène, raconte Corti. En me réveillant, pour avoir une contenance, je me suis mis à rire. On a dû recommencer la scène, évidemment. »

L'amitié au-delà des différences

Le film dépeint une amitié qui résiste malgré les différences entre continentaux et Corses, mais aussi dans l'adversité. Éric Fraticelli assume cette vision : « C'est un peu ce que je pense dans la vie, cette fameuse phrase d'Aznavour : “Mes amis, mes amours, mes emmerdes”. Les amis ou les proches, c'est jusqu'au bout. Quand on est liés avec les gens, quand ils sont dans des emmerdes, on y va aussi. » Il ajoute : « Peu importe si on est Corse ou pas Corse, dans le film, on s'entraide. »

Un combat écologique au cœur du récit

Le film aborde également la défense de l'environnement à travers le combat de Dominique contre l'installation d'une centrale électrique. « Bien sûr, c'était important, souligne Fraticelli. Pas seulement pour la Corse. On va droit dans le mur : on développe, on est de plus en plus nombreux, il y a moins de matières premières, plus de pollution. J'ai pris l'exemple de l'électricité en Corse, importée d'Italie avec des câbles, fonctionnant au fioul lourd. Ce n'est pas un combat dans ma vie, mais je me suis dit : tiens, on va en faire le sujet ! »

Permis de détruire sort en salles le 1er juillet. Une comédie légère et engagée à ne pas manquer.

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