Le lundi 24 août, la France et l’Arabie saoudite ont signé à Paris un protocole d’accord pour la construction de trois parcs de loisirs à Cergy-Pontoise, dans le Val-d’Oise. L’un d’eux sera dédié à l’univers « Dragon Ball », le manga créé par le Japonais Akira Toriyama dans les années 80. L’investissement annoncé atteint 6 milliards d’euros, porté par Qiddiya Investment Company, filiale du fonds souverain saoudien.
Un projet né d’une passion commune pour Dragon Ball Z
L’idée de ce parc serait née en décembre 2024, lors d’une rencontre entre Emmanuel Macron et le prince héritier Mohammed ben Salmane à Riyad. Les deux dirigeants auraient découvert une « passion commune » pour « Dragon Ball Z ». Vingt mois plus tard, l’accord a été officialisé à Paris.
Le site choisi est celui de Mirapolis, l’ancien parc du Val-d’Oise, fermé il y a trente-cinq ans. Il va ainsi reprendre vie avec ce parc d’attractions dédié à l’univers du manga. Les thèmes des deux autres équipements n’ont pas été précisés, et les ouvertures s’échelonneront sans calendrier arrêté.
Qiddiya Investment Company, le bras économique du prince héritier
Le projet est porté par Qiddiya Investment Company, une filiale du fonds souverain saoudien. À sa tête, Yasir Al-Rumayyan orchestre les ambitions économiques du prince héritier Mohammed ben Salmane. Ce parc s’inscrit dans une stratégie plus large de soft-power saoudien, qui vise à renforcer l’influence du royaume à l’international.
Pour la France, cet accord représente un investissement majeur dans le secteur des loisirs, avec des retombées économiques potentielles pour la région du Val-d’Oise. Cependant, aucun calendrier précis n’a été communiqué pour l’ouverture des trois parcs.
Cet accord illustre la montée en puissance du soft-power saoudien, qui utilise des investissements massifs dans des projets emblématiques pour asseoir son influence. La France, de son côté, accueille un projet d’envergure qui pourrait transformer le paysage touristique local.



