Nîmes Olympique : loyers des stades, la mairie va faire une nouvelle proposition
Nîmes Olympique : loyers des stades, nouvelle proposition

Le président de Nîmes Olympique, Thierry Cenatiempo, a refusé de signer les conventions de location pour le stade des Antonins et les installations de la Bastide, envoyées par la municipalité début juillet. Il estime les montants trop élevés, alors que le club doit déjà faire face à d'importantes charges. La mairie de Nîmes, par la voix de son adjoint aux sports Bruno Ferrier, a annoncé qu'une nouvelle proposition serait présentée lors d'une rencontre prévue mercredi 5 août.

Des loyers jugés excessifs par le président du club

Pour le stade des Antonins, le loyer fixé s'élève à 150 000 € par an, soit 10 000 € par match. Ce montant a été calculé par les Domaines et la Trésorerie, puis réduit de 30 % par la Ville. Thierry Cenatiempo conteste ce chiffre, car il ne tient pas compte de la perte de recettes liée à l'interdiction de la fan zone par la préfecture, en raison de la vente de bière. Selon lui, ces recettes étaient prises en compte dans le calcul initial.

Pour la Bastide, la municipalité réclame 70 000 € par an, alors que l'équipe première dispose de l'exclusivité sur un terrain et un bâtiment. Le président croco souligne que la saison dernière, le club payait 20 000 € à Rani Assaf pour une utilisation exclusive de l'ensemble. Désormais, l'usage est partagé avec d'autres clubs, ce que M. Cenatiempo accepte, mais il juge le nouveau montant disproportionné.

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Un coût total important pour le club et la Ville

En additionnant les deux loyers, Nîmes Olympique devrait débourser 220 000 € par an. À titre de comparaison, la saison dernière, l'Association NO avait refacturé près de 400 000 € à la Société Nîmes Olympique Ensemble pour le bail des Antonins et de la Bastide, charges locatives incluses. Cette différence interpelle le président, qui estime que le club ne doit pas assumer les coûts d'achat et d'entretien des infrastructures, qui sont désormais la propriété de la Ville.

La municipalité a acheté ces installations à Rani Assaf pour un montant global de 9,53 M€ hors taxes. De plus, deux terrains synthétiques doivent être refaits, représentant un investissement supplémentaire d'environ 1,50 M€. Sans oublier la subvention exceptionnelle de 1,20 M€ votée l'été dernier, ainsi que la future rénovation du stade des Costières.

Les arguments de la mairie et la recherche d'un consensus

De son côté, l'adjoint aux sports Bruno Ferrier se dit surpris par le timing de la contestation, les conventions ayant été envoyées début juillet. Il rappelle que la Ville accompagne le club, notamment en permettant à des membres du staff de dormir à la Bastide, et qu'une solution pour la fan zone pourrait être trouvée. Il annonce que les services municipaux travaillent sur une nouvelle proposition, qui sera présentée à M. Cenatiempo.

La rencontre est prévue mercredi 5 août dans l'après-midi, Bruno Ferrier interrompant ses vacances en Lozère pour y assister. Il espère trouver un consensus, tandis que Thierry Cenatiempo insiste : « Ce n'est pas Nîmes Olympique qui coûte cher aux contribuables nîmois, c'est la gestion des infrastructures. »

Cette affaire met en lumière les tensions financières entre le club et la municipalité, alors que Nîmes Olympique évolue en National 1 et doit se stabiliser après les années Assaf. Les discussions à venir seront déterminantes pour l'avenir des relations entre les deux parties.

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