Nice triple les effectifs de contrôle des commerces
Nice triple les effectifs de contrôle des commerces

La Ville de Nice a adopté, ce lundi 12 octobre 2026, en conseil municipal, une délibération visant à tripler les effectifs de la cellule d’intervention mutualisée (CIM) de la police municipale. L’objectif affiché est de contrôler 120 commerces par trimestre, soit 11 par semaine. Cette décision, présentée par la première adjointe à la Sécurité, Françoise Souliman, s’inscrit dans une volonté de renforcer la « préservation de la tranquillité et du cadre de vie des habitants ».

Une cellule élargie et plus réactive

La CIM va passer de 6 à 18 agents. Le maire, Éric Ciotti, avait déjà évoqué ce projet, mais il a été officiellement adopté lors du conseil municipal de ce lundi. Françoise Souliman a détaillé les nouvelles ambitions de la cellule : « La CIM est actuellement chargée de lutter contre les établissements troublant l’ordre, la sécurité, la salubrité publiques et la quiétude du voisinage. Elle devrait devenir plus mobile, plus réactive et davantage connectée au terrain, non seulement pour constater les problématiques, mais aussi pour les détecter, les cibler, les traiter et en mesurer les résultats. On passera donc d’un contrôle systématique à une action ciblée. »

Le triplement des effectifs s’accompagnera d’« une organisation plus simple et des horaires modulables afin d’adapter sa présence aux périodes où les problématiques sont effectivement constatées, souvent dans la soirée ou dans la nuit ». La Ville a également prévu de « projeter, lorsque la situation l’exige, une équipe dans les plus brefs délais, sur un établissement ». Les alertes des riverains, les constatations des agents et les verbalisations alimenteront une base de données associée à une cartographie de points sensibles.

Des contrôles élargis aux terrasses

La CIM aura aussi pour mission de vérifier que les terrasses des bars et restaurants ne s’étalent pas au-delà de ce qui est prévu. Éric Ciotti a justifié cette extension : « Les redevances non perçues ou sur les espaces publics occupés illégalement correspondent à deux millions d’euros par an ». La cellule devra également « accompagner dans la mise en conformité avant réouverture afin de concilier respect de la réglementation, tranquillité publique et maintien de l’équilibre des quartiers ».

L’opposition de gauche écologiste, par la voix de Patrick Allemand, a salué une mesure qui « va dans le bon sens », tout en exprimant des réserves : « Nous serons toutefois vigilants à ce que ces contrôles ne soient pas utilisés pour transformer cet outil en chasse aux travailleurs sans papiers ».

Douze recrutements prévus

Pour atteindre ces objectifs, douze personnes vont être recrutées, en interne ou en externe selon les qualifications. Quatre agents de surveillance de la voie publique (ASVP) rejoindront la cellule au 1er décembre 2026, suivis de trois autres dans un second temps. S’ajoutent un agent administratif et quatre inspecteurs hygiène. Cette nouvelle organisation doit permettre à la CIM d’être plus présente sur le terrain, notamment en soirée et la nuit, pour répondre aux problématiques constatées.