Coupe du monde 2026 : le coût exorbitant du soutien des fans français aux USA
Mondial 2026 : le coût exorbitant du soutien des fans français

Près de 3 800 supporters de l'équipe de France de football se rassemblent dans les villes hôtes aux États-Unis, comme à Boston avant le match contre la Norvège au Mondial-2026. Ce rituel festif, bien que coûteux avec un budget de 5 000 euros par personne, vise à soutenir les Bleus pour la première place du groupe I.

Un rituel bien rodé

À chaque veille de match de l'équipe de France, les supporters venus aux États-Unis se réunissent dans un lieu emblématique de la ville hôte. À New York, pour l'entrée en lice face au Sénégal, c'était à Times Square. À Philadelphie, avant la rencontre face à l'Irak, c'était au pied de la statue de Rocky en haut des 72 marches menant au musée des Beaux-Arts. À Boston, les « Irrésistibles », l'une de leurs associations, ont marché au Common, un parc public proche de l'hôtel des Bleus. Tambour, chants, hymne, la procession a attiré l'attention des badauds jusqu'à interrompre une partie de baseball.

Tournés vers leur rencontre face à la Norvège, décisive pour conserver la première place du groupe I, les joueurs français ne sont pas descendus à la rencontre de leurs fans, mais ils les ont entendus : des membres de l'encadrement des Bleus sont venus discrètement se mêler à la foule.

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Un coût financier élevé

« Ça nous coûte un bras. Les États-Unis, c'est une catastrophe financièrement, mais on veut vraiment être là pour soutenir les Bleus au maximum », confie Karine, 62 ans, une Nîmoise qui assiste à sa première Coupe du monde. « On est passé par une agence qui organise tout ça. »

« En gros, il y en a pour 5 000 euros par personne pour les trois premiers matches, en comptant les places, les logements et les transports. Tout le reste, c'est en plus, c'est un budget », précise Loïc Mirad, venu de Bordeaux avec trois amis. Le petit groupe a connu un moment de notoriété sur les réseaux sociaux pour avoir organisé un « paquito » dans les coursives du stade de Philadelphie, alors que le public était prié de s'abriter à cause de risques d'orage.

Une ambiance contrastée dans les stades

Loïc Mirad regrette que le « supportérisme » autour de l'équipe de France en soit à ses balbutiements quand d'autres nations débarquent avec des hordes de fans. « À New York, 80 % du stade était bleu, mais c'était des étrangers avec le maillot de l'équipe de France. Ça me paraît logique : les Américains viennent au stade, tu sens que ce ne sont pas des gros connaisseurs de foot. Ils connaissent juste Mbappé, ils mettent le maillot de l'équipe de France. »

« L'ambiance est agréable, même si ça nous fait bizarre qu'il y ait beaucoup de maillots français, mais très peu de Français », enchaîne Remi Castets. Dans le parc, les Américains s'amusent du défilé. « On ne voit pas ça aux États-Unis, pense Shana Xia, une étudiante. On peut se rassembler après une victoire, mais pas avant un match. »

Un soutien au sélectionneur

Entre deux Marseillaise, les supporters affichent leur soutien au sélectionneur Didier Deschamps, rentré en France précipitamment pour assister vendredi aux obsèques de sa mère. « Ce sera une motivation supplémentaire pour tout le monde de vouloir aller chercher cette victoire » face à la Norvège, estime Brice Joulin. Et d'ajouter : « On soutient aussi Guy Stéphan (l'adjoint de Deschamps qui dirigera les Bleus vendredi) qui a fait une petite déclaration disant qu'il n'était pas à sa place. Nous, on croit en lui. Ça va le faire. »

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