L'invasion de la Pologne par Hitler le 1er septembre 1939, puis par Staline le 17 septembre, plonge l'Europe – et bientôt le monde – dans un conflit sanglant. Pris de court par l'avancée irrésistible de la Wehrmacht, les gouvernements des pays vaincus s'efforcent de sauver en urgence ce qui peut l'être : leurs réserves d'or, convoitées par le Reich pour financer sa colossale machine de guerre.
Une chasse au trésor haletante
Le récit de cette course contre la montre mêle sens du devoir et bonne dose de chance. Des hommes, souvent au péril de leur vie, ont empêché les nazis de faire main basse sur une fortune qui aurait pu changer le cours de l'Histoire. Selon des archives historiques, la Pologne, la Belgique, les Pays-Bas et la France ont réussi à évacuer une partie significative de leur or vers des destinations sûres, comme le Canada ou les États-Unis.
Des convois sous haute protection
Les opérations d'évacuation étaient secrètes et risquées. Par exemple, l'or de la Banque de France a été transporté par convois ferroviaires et maritimes vers l'Afrique du Nord, puis vers les États-Unis. Au total, environ 2 500 tonnes d'or auraient été déplacées, selon les estimations. Ces réserves ont permis aux gouvernements en exil de financer leurs efforts de guerre et de soutenir les Alliés.
Un impact sur le cours de la guerre
Si les nazis avaient saisi ces richesses, ils auraient pu renforcer leur économie de guerre déjà puissante. L'absence de cet or a contribué à l'affaiblissement du Reich, selon les historiens. Ainsi, cette chasse au trésor, loin d'être une simple anecdote, a joué un rôle crucial dans l'issue du conflit.



