Londres nationalise British Steel et exproprie le groupe chinois Jingye
Londres nationalise British Steel et exproprie Jingye

Le gouvernement britannique reprend le contrôle de British Steel

Le 16 juillet 2026, le gouvernement britannique a annoncé la nationalisation de British Steel, le deuxième producteur d'acier du pays, en expropriant son propriétaire chinois, le groupe Jingye. Cette décision vise à sauver l'industrie sidérurgique britannique et à préserver environ 4 000 emplois directs, ainsi que des milliers d'emplois indirects dans la chaîne d'approvisionnement.

Les raisons de l'expropriation

Selon le ministre des Affaires économiques, Jonathan Reynolds, Jingye n'a pas respecté ses engagements d'investissement pris lors du rachat de British Steel en 2020. Le groupe chinois avait promis d'investir 1,2 milliard de livres sterling pour moderniser les installations, mais n'en a réalisé qu'une fraction, laissant les aciéries vieillissantes et non compétitives. Reynolds a déclaré : "Nous ne pouvons pas laisser un actif stratégique national dépérir entre des mains qui ne tiennent pas leurs promesses."

Un plan de sauvetage de 500 millions de livres

Le Trésor britannique a débloqué une enveloppe de 500 millions de livres sterling pour recapitaliser British Steel et financer la transition vers une production d'acier vert, utilisant des fours à arc électrique alimentés par des énergies renouvelables. Ce plan devrait permettre de réduire les émissions de CO2 de l'entreprise de 80 % d'ici 2030, conformément aux objectifs climatiques du Royaume-Uni.

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Réactions politiques et syndicales

L'annonce a été saluée par les syndicats, qui dénonçaient depuis des mois la gestion de Jingye. Roy Rickhuss, secrétaire général du syndicat Community, a qualifié la nationalisation de "victoire pour les travailleurs et pour l'industrie britannique". En revanche, l'opposition conservatrice a critiqué cette mesure, l'accusant de "retour au socialisme d'État" et de risque pour la confiance des investisseurs étrangers.

Conséquences pour les relations sino-britanniques

L'expropriation de Jingye risque de tendre les relations diplomatiques avec la Chine. Le ministère chinois des Affaires étrangères a exprimé son "vif mécontentement" et a réservé le droit de prendre des mesures de rétorsion. Pékin considère cette nationalisation comme un "acte discriminatoire" envers une entreprise chinoise. Cependant, Londres justifie sa décision par des clauses contractuelles et des prérogatives de souveraineté économique.

Un précédent dans l'histoire industrielle britannique

Ce n'est pas la première fois que le Royaume-Uni nationalise une entreprise sidérurgique. Dans les années 1960 et 1970, l'industrie avait été nationalisée avant d'être privatisée sous Margaret Thatcher. Cette nouvelle nationalisation marque un tournant dans la politique industrielle du gouvernement travailliste de Keir Starmer, qui prône un interventionnisme accru pour protéger les secteurs stratégiques.

L'avenir de British Steel

Le gouvernement prévoit de maintenir les sites de Scunthorpe et de Teesside, tout en investissant dans de nouvelles technologies pour produire un acier décarboné. L'objectif est de faire de British Steel un leader européen de l'acier vert, créant ainsi 1 500 nouveaux emplois qualifiés d'ici 2030. Les premiers fours à arc électrique devraient entrer en service en 2028.

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