Le skatepark de Nîmes, l'un des plus grands d'Europe, est en pleine expansion. Le club de skate de la ville, créé en 2008 par Charles de Roy, compte aujourd'hui 200 adhérents, contre 20 à sa création. Les gérants ont de nombreux projets pour développer encore davantage ce lieu emblématique des sports urbains.
Un club prospère et cosmopolite
Installé derrière le stade des Costières, le skatepark bénéficie d'un local mis à disposition par la mairie, ainsi que d'un point d'eau, d'une petite buvette et de toilettes ouvertes à l'année. Le site est sécurisé par des caméras. « Depuis, on prospère », se réjouit le fondateur du club.
Le lieu, parmi les plus grands d'Europe, regroupe énormément d'individus, en apprentissage ou pour s'amuser. D'après Christophe Carbou, moniteur au club de skate et fabricant de planches depuis 40 ans, le skatepark est un lieu de découverte pour des initiés de nombreux pays. « Hier, il y avait des Allemands, aujourd'hui, il y a des habitués qui viennent de Suisse », constate-t-il. « C'est assez cosmopolite », ajoute-t-il, tandis que Charles de Roy renchérit : « On a plein d'étrangers qui viennent ».
Des stages et des initiatives pour tous
Malgré la canicule de l'été, la fréquentation reste stable. « L'endroit est bien ombragé, à l'ombre on est bien », apprécie Christophe Carbou, fier des nombreux arbres présents. Jusqu'au 14 août, des stages intensifs étaient organisés de 9 h à 11 h pour pratiquer tout l'été.
Les moniteurs travaillent également avec les quartiers prioritaires de la ville. « Le but est d'aider les jeunes, sans que cela ne coûte rien, ni à eux, ni aux maisons de quartier », explique Charles de Roy. Cette initiative, subventionnée par la ville, est appréciée de tous. Les créneaux d'entraînement sont trois après-midi par semaine, pendant lesquels une quarantaine de petits peuvent être reçus en simultané, avec plusieurs professeurs. « Les après-midi de vacances, on met le matériel à disposition pour garçons et filles, pour découvrir le skate », précise-t-il.
Une mixité croissante et des projets d'avenir
Aujourd'hui, filles et garçons profitent des cours proposés par l'unique club de skate de la ville. « On a de plus en plus de filles, c'est trop cool. À l'époque, les skateparks étaient très masculins », constate le directeur. « On est quasi 50-50 niveau inscription », sourit-il.
Cette année, Charles souhaite reconduire des interventions de skate dans les Ehpad, initiative appréciée par les résidents. « On prend nos jeunes et on va rouler, il y a un échange intergénérationnel », se félicite-t-il. Un autre projet est en discussion pour agrandir le skatepark et assurer la sécurité des enfants et des plus grands. Une « zone d'initiation » pour les tout-petits est envisagée, car « ce n'est pas une aire de jeu, comme ça, on sera tous en sécurité ». Le lieu est interdit aux enfants de moins de 8 ans, sauf s'ils sont encadrés par des moniteurs, mais cette règle est souvent contournée ; ce projet pourrait y remédier.
Les cours de skate reprennent en octobre et sont accessibles dès 3 ans. Il est possible de souscrire à la séance, à la formule, à l'heure, au trimestre ou à l'année. Renseignements sur nimeskate.fr.



