Marine Le Pen a déclaré ce mercredi qu'il serait « impossible » de faire campagne pour l'élection présidentielle si elle devait porter un bracelet électronique. La cheffe de file du Rassemblement national s'exprimait sur LCI, à six jours de la décision de la cour d'appel de Paris qui déterminera si elle peut concourir une quatrième fois à la présidentielle.
Une condition inacceptable pour la candidate
« Si je peux être candidate, je serai candidate pour peu que je puisse faire campagne », a-t-elle affirmé. « Quand on est un candidat à la présidentielle, il faut être totalement libre de ses mouvements », a-t-elle justifié, ajoutant que ce n'est pas le cas avec un bracelet électronique.
« S'il s'agit de m'autoriser à être candidate, mais de m'empêcher en réalité de mener une campagne tout à fait librement, vous entendez bien que ça ne sera pas possible », a-t-elle insisté, refusant de « dépendre d'un magistrat pour (l)'autoriser à aller faire un meeting à Romorantin ou aller sur un marché à Hénin-Beaumont ».
Pas de crainte face au jugement
Interrogée sur la décision à venir, Marine Le Pen a déclaré n'avoir « pas peur » du jugement. « Quoi qu'il arrive, je ne serai pas morte. Quoi qu'il arrive, je continuerai à mener le combat pour mes idées », a-t-elle ajouté, affichant sa détermination.



