La direction du groupe Les Echos-Le Parisien a annoncé mardi 30 juin un projet de suppression de 61 postes, principalement dans les fonctions support, épargnant dans un premier temps les rédactions. Ce plan social, présenté aux syndicats lors d'un comité social et économique (CSE) extraordinaire, concerne environ 5% des effectifs du groupe, qui compte près de 1 200 salariés.
Un plan de départs volontaires privilégié
Selon la direction, l'objectif est de réaliser des économies structurelles face à la baisse des revenus publicitaires et à la transformation numérique du secteur. Les postes supprimés concernent les services administratifs, financiers, informatiques et commerciaux. La direction précise qu'elle privilégie un plan de départs volontaires, sans exclusion de départs contraints en cas de refus.
« Nous avons annoncé un projet de réorganisation qui vise à adapter nos structures aux évolutions du marché, sans toucher aux rédactions qui restent le cœur de notre activité », a déclaré Pierre Louette, PDG du groupe, cité par l'AFP. Les syndicats, de leur côté, dénoncent une décision brutale et demandent des garanties sur l'emploi.
Un contexte de restructuration dans la presse
Cette annonce intervient dans un contexte difficile pour la presse écrite, confrontée à une baisse des ventes au numéro et des recettes publicitaires. Le groupe Les Echos-Le Parisien, propriété du groupe LVMH, avait déjà engagé un plan de départs volontaires en 2020, qui avait concerné une centaine de postes. Les organisations syndicales estiment que ces suppressions mettent en péril la qualité des services supports et, à terme, pourraient affecter les rédactions.
Selon les chiffres fournis par la direction, le groupe a enregistré une perte nette de 12 millions d'euros en 2025, après un bénéfice de 8 millions en 2024. Les recettes publicitaires ont chuté de 15% sur un an, tandis que les abonnements numériques ont progressé de 8%.
Les rédactions temporairement épargnées
La direction a assuré que les rédactions des deux titres, Les Echos et Le Parisien-Aujourd'hui en France, ne sont pas concernées par ce plan. « Nous avons besoin de maintenir notre production éditoriale et notre qualité journalistique », a justifié Pierre Louette. Les syndicats restent vigilants et craignent que ces suppressions de postes dans les fonctions support ne fragilisent à terme les rédactions.
Les négociations avec les syndicats doivent se poursuivre dans les prochaines semaines. La direction espère finaliser le plan d'ici la fin de l'été.



