Laurent Tapie : « Delage est une entreprise que je ne revendrai jamais »
Laurent Tapie : sa passion pour la renaissance de Delage

Laurent Tapie, fils cadet de Bernard Tapie, a relancé la marque automobile française Delage en 2019, après 66 ans d'absence. Aujourd'hui, il expose fièrement la D12, un hypercar hybride de 1000 chevaux, au salon Top Marques. « C'est une entreprise que je ne revendrai jamais », confie-t-il, animé par une passion débordante pour cette marque au design légendaire.

Une renaissance ambitieuse

Delage, fondée par Louis Delage, avait cessé ses activités en 1953. Laurent Tapie a relevé le défi de la ressusciter dans le segment des hypercars, attirant une clientèle fortunée. La D12, limitée à 30 exemplaires, est déjà vendue à des passionnés comme Tony Parker. « Nous fabriquons deux voitures par an et sommes à l'équilibre », précise-t-il.

Projets futurs : Torpille 100A et diversification

Le prochain modèle, la Torpille 100A, sera limité à 99 exemplaires et visera un record de vitesse à 500 km/h, développé avec Michelin. Parallèlement, Delage se diversifie dans l'immobilier de luxe (Chine, Arabie saoudite, Miami) et l'horlogerie. « Dans dix ans, nous voulons être une marque majeure sur tous ces secteurs », affirme Tapie.

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Un ancrage français assumé

La production reste 100 % française, avec une usine à Magny-Cours et des bureaux à Nevers. « Le drapeau tricolore est sur toutes nos carrosseries », souligne-t-il. Cette renaissance s'inspire du pari de Ferdinand Piëch avec Bugatti en 1998, mais avec une identité française préservée.

« J'aurais pu créer une marque de zéro, mais faire revivre Delage, avec son histoire et ses records, est plus excitant », conclut Laurent Tapie, qui prévoit déjà cinq modèles d'ici huit ans.

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