L'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a publié une alerte concernant les effets indésirables graves de certains traitements contre la maladie de Parkinson. Ces médicaments, notamment les agonistes dopaminergiques, peuvent provoquer des comportements compulsifs tels que l'addiction aux jeux d'argent, l'hypersexualité ou l'hyperphagie.
Des troubles du comportement sous-estimés
Ces effets, appelés troubles du contrôle des impulsions, sont encore trop souvent méconnus des patients et des médecins. Pourtant, ils peuvent avoir des conséquences dramatiques sur la vie sociale, familiale et financière des malades. L'ANSM rappelle que ces symptômes doivent être signalés rapidement pour adapter le traitement.
Les traitements concernés
Les agonistes dopaminergiques, comme le pramipexole ou le ropinirole, sont particulièrement visés. Ils agissent en imitant la dopamine dans le cerveau, mais peuvent entraîner une surexcitation des circuits de la récompense. D'autres médicaments, comme la lévodopa, sont moins associés à ces effets.
Recommandations de l'ANSM
- Informer les patients et leur entourage des risques avant la prescription.
- Surveiller l'apparition de comportements anormaux.
- Adapter les doses ou changer de traitement en cas de symptômes.
L'agence insiste sur la nécessité de ne pas arrêter brutalement le traitement sans avis médical, car cela pourrait aggraver la maladie.
Des chiffres alarmants
Selon les données de pharmacovigilance, près de 10% des patients sous agonistes dopaminergiques développeraient un trouble du contrôle des impulsions. Ce chiffre pourrait être sous-estimé en raison d'une sous-déclaration.
Les associations de patients saluent cette alerte, mais demandent une meilleure information et un accompagnement psychologique pour les personnes touchées.



