Laeticia Hallyday s'est confiée dans un entretien accordé à Midi Libre à l'occasion du lancement à Paris de l'exposition immersive dédiée à Johnny Hallyday, visible jusqu'au 19 juin. Plus de 100 000 personnes l'avaient déjà découverte en Belgique.
Un engagement pour faire vivre l'œuvre de Johnny
Laeticia explique qu'elle tient l'engagement fait à Johnny de continuer à faire vivre son œuvre. « L'exposition a passé presque une année en Belgique, il y a eu un tel succès qu'on a décidé de la prolonger, c'est une grande fierté. Maintenant on est en France, il s'est passé tellement de choses dans son parcours de vie ici, on en rêvait et maintenant on y est. »
Les fragilités de l'artiste mises en lumière
L'exposition dévoile la solitude, les descentes aux enfers et les tourments de Johnny. « On comprend comment il s'est construit, comment il est devenu Johnny Hallyday. On va au plus profond de son âme », confie Laeticia. Une phrase de Johnny éclaire son cheminement : « Un chanteur de rock ou de blues est comme un boxeur. Il fait ça parce qu'il vient de nulle part et qu'il a faim. »
Un sauvetage mutuel
Laeticia révèle qu'ils se sont sauvés l'un l'autre. « Il y a des moments où Johnny voulait mourir. Moi aussi, quand j'étais plus jeune. J'ai eu une adolescence très torturée. Lui, c'était la drogue et l'alcool, moi c'était une autre forme d'addiction. S'affamer, faire du mal à son corps, c'est une forme de suicide silencieux. On a pu se réparer et avancer tous les deux dans la vie. »
Le combat contre le cancer
La musique a aidé Johnny à tenir jusqu'au bout. « Il voulait faire ce dernier album, il voulait retourner en studio et pourtant ses traitements étaient très violents. Johnny faisait ses chimios, je l'accompagnais et l'après-midi on partait en studio pour enregistrer, il a eu une force surhumaine, il n'a jamais rien lâché. »
Les derniers instants
Laeticia confie que Johnny n'a jamais pensé qu'il allait partir. « Non pas du tout, on s'est beaucoup parlé, on s'est fait des promesses, mais on pensait que ça allait durer plus longtemps. » Elle raconte son absence au moment de sa mort : « Il m'a fait sortir de la pièce et je n'étais pas dans le bureau et je lui en ai beaucoup voulu parce que je ne l'avais pas quitté une seconde, mais il est parti et je n'étais pas là. »
L'héritage et les dettes
Depuis la disparition de Johnny, Laeticia fait face à de nombreux problèmes. « Il m'a laissé beaucoup d'emmerdes ! (rires) C'est un fardeau à porter mais en même temps je me suis engagée à être digne de la vie que j'ai vécu avec lui. » Elle s'est engagée à rembourser la dette de 33 millions d'euros, dont un tiers a déjà été remboursé.
Les tensions familiales
Les filles Jade et Joy ont mal vécu le bras de fer avec David et Laura autour de l'héritage. « Elles l'ont vécu comme un abandon. Quand on fait des promesses à un enfant, il faut les tenir. » Laeticia regrette que les choses aient été gérées sur la place publique : « La lettre de Laura sur la place publique, on ne comprend pas. C'est dommage. »
Les projets futurs
Laeticia travaille sur une comédie musicale, un biopic et un livre autobiographique avec Simon Liberati. Une école de musique en province portera le nom de Johnny Hallyday. L'exposition itinérante pourrait se déplacer dans d'autres villes, notamment dans le Sud de la France.



