« La confiance en nos politiques a totalement disparu », a déclaré Franck Cannata, président de l’Union pour l’Entreprise des Alpes-Maritimes (UPE06), lors de la REF 2026 à Paris. Selon lui, le monde économique partage le discours de Patrick Marin, mais aucun candidat ne semble répondre aux attentes des chefs d’entreprise.
Une inquiétude massive des patrons
Franck Cannata s’est exprimé en marge de la REF 2026, la rencontre organisée par le MEDEF. Il a cité une consultation MEDEF-OpinionWay selon laquelle 82 % des patrons se disent inquiets, quel que soit le candidat élu à la prochaine élection présidentielle. Pour lui, ce chiffre est un signal fort : « Cela signifie qu’on ne va pas aller vers une politique favorable aux entreprises. On n’aura pas le président providence dont on a tant besoin. »
Le président de l’UPE06 regrette qu’« a priori, aucun candidat n’a les idées en adéquation avec la réalité des patrons ». Il en tire une conséquence directe : « Cela veut dire que la dégradation de nos performances économiques, le recul de notre capacité à l’échelle européenne et internationale continueront à exister. »
La résignation des chefs d’entreprise
Franck Cannata souligne ce qu’il considère comme le plus marquant : « la résignation des chefs d’entreprise qui sont asphyxiés et dont les contraintes du quotidien ne sont pas prises en compte ». Pour lui, la défiance est totale et s’explique par un manque de courage politique.
« Si on cherche à piloter et redresser le pays, il faut dire la vérité aux Français et donc avoir du courage de le faire. Sauf que le courage politique qui n’est pas le même courage que celui de l’entreprise signifie perdre des voix. Et donc, prendre le risque de ne pas être élu », a-t-il détaillé.
Libérer le travail et réindustrialiser
Face à ce constat, Franck Cannata propose une solution : « Libérer le travail : laisser les gens qui bossent, bosser. » Il préconise de ne pas imposer davantage les travailleurs, mais aussi de libérer l’entreprise en réduisant les taxes et en facilitant les démarches administratives.
Il appelle également à réindustrialiser le pays, un chantier qu’il juge prioritaire pour inverser la tendance et restaurer la compétitivité de la France sur la scène européenne et internationale.



